Affaire Benalla: le parquet de Paris ouvre deux nouvelles enquêtes après le signalement du Sénat

5d7729ec457b3dd601eea4ed4326Alexandre Benalla – BFMTV

Le président du Sénat, Gérard Larcher, avait saisi le procureur de la République de Paris le 27 mars dernier.

Deux semaines après que le Sénat a saisi a justice des cas d’Alexandre Benalla, de Vincent Crase et de trois proches d’Emmanuel Macron, le parquet de Paris a annoncé ce lundi l’ouverture de deux nouvelles enquêtes préliminaires, notamment pour faux témoignages. Ces signalements faisaient suite aux auditions de plusieurs protagonistes du dossier devant la commission d’enquête de la Haute assemblée.

La première enquête, pour “faux témoignages”, a été lancée en raison de suspicions visant l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, l’ancien employé de LREM, Vincent Crase, et le directeur de cabinet du président, Patrick Strzoda, et a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Une “liste des incohérences et contradictions” également transmise

La seconde a été ouverte car Alexandre Benalla est soupçonné d’avoir manqué à ses obligations déclaratives auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, a précisé le parquet dans un communiqué. Elle a quant a elle été confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) de la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Paris.

Le communiqué informe également qu’une “liste des incohérences et contradictions relevées dans le rapport” relevées par la mission d’information a également été jointe à cette transmission du Sénat “dans la perspective d’éventuelles investigations complémentaires et suites judiciaires.”

“Guerre politique” pour LaREM

La décision du Sénat avait divisé la classe politique, le chef des sénateurs LaREM, François Patriat, déclarant sur BFMTV qu’il s’agissait d’une “guerre politique. Plus tard, c’est l’ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux qui avait contre-attaqué.

“Cette décision ne repose sur aucun fondement ni en fait ni en droit, c’est donc une décision politique”. Il y a vu l’ouvrage d’un Bureau du Sénat mû en “tribunal politique”, avait-il expliqué.

De son côté, Philippe Bas, président de la commission des lois du Sénat assumait, estimait que c’était “grave de ne pas respecter son serment devant la commission parlementaire.”

Le faux témoignage est passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende. L’enquête sur ce volet a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

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Source : BFMTV

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