LE CRIQUET FAIT PAS DANS LA DENTELLE

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Les hasards du surf sur internet m’ont fait atterrir sur la page Facebook « Le Criquet fait pas dans la dentelle« .  A la lecture de cette page j’ai voulu donner un coup de pouce à son auteur Patrick BARBAT qui dans un style très simple et très ouvert nous relate la vie quotidienne d’un gendarme.

J’ai voulu partager avec vous mes découvertes et vous donner envie de lire ce livre.

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Résumé
Une plongée dans l’univers de la Gendarmerie à travers quelques aventures vécues au cours d’une carrière bien remplie. Après m’être présenté à vous et un topo sur la Gendarmerie, vous prendrez connaissance d’histoires réelles qui ont pigmenté ma vie professionnelle.
En juillet 2012 je prends ma retraite après 36 ans de services dans la Gendarmerie Nationale. Passionné par mon métier, je veux partager ici quelques moments forts de cette partie importante de ma vie. Au travers de ce témoignage et de ces histoires vécues, je nous montre la vie quotidienne de ces gendarmes que nous croisons régulièrement sans les connaître. Ces hommes et ces femmes qui se donnent totalement dans ce métier souvent méconnu du grand public.

Extrait du 1er chapitre :

LE DÉBUT DE LA FIN

Cela fait plus de trente ans que je suis en gendarmerie.

Depuis le début du mois d’août de cette année 2008, je commande une nouvelle brigade, à PODENSAC en Gironde. J’ai été nommé Lieutenant le 1er août 2005 et dans moins d’un an je prendrai mon galon de Capitaine. Je n’aurai jamais pensé finir ma carrière de si belle manière en débarquant à la compagnie d’élèves gendarmes de BERLIN ce 27 juillet 1976.

J’ignore pourtant que je vis là mes derniers instants en Gendarmerie.

Je mords dans la vie à pleines dents, souvent désinvolte, j’ai tendance à tourner en dérision les petits soucis de la vie pour mieux les affronter. C’est ma façon d’agir, la meilleure façon de rebondir. Inconsciemment, je me voile déjà la face.

Je connais bien mon métier et je m’y investis de façon rigoureuse et professionnelle. J’en attends autant des femmes et des hommes placés sous mon commandement.

Sur ma fin de carrière je prends enfin conscience qu’il ne faut pas tout sacrifier à son travail. J’essaye de m’humaniser un peu et je regarde la vie autrement. Malheureusement, comme me l’a dit un ami, on est souvent seul face au commandement. Les décisions sont rarement faciles à prendre et peuvent être lourdes de conséquences.

Je deviens plus tolérant dans ma façon de commander. Je ne peux pas demander à mes subordonnés de subir ce que j’ai supporté ou de donner autant que j’ai bien voulu donner.

Pour moi, c’était un choix personnel. Je me suis rendu compte trop tard d’une conséquence imprévue à mon attitude : bien souvent les gens boulimiques de travail peuvent devenir excessifs en tout.

Même si le service public reste toujours une priorité, je lâche un peu la bride sur le cou de mes « gars ». Ils ont besoin de souffler régulièrement avec la pression que nous subissons depuis quelques temps : les charges de travail augmentent et les moyens mis à notre disposition baissent. Ils ont une vie de famille qu’il faut respecter et il serait peut être temps pour moi de m’occuper de la mienne que j’ai souvent sacrifiée en donnant la priorité à mon boulot.

Ce 11 septembre 2008, la réalité de la vie me rattrape brutalement. Il est déjà trop tard, j’ai loupé quelque chose en route et je vais le payer très cher.

La veille, en fin d’après midi, je reçois un appel de ma femme m’annonçant que notre petite fille Aïnhoa âgée de 6 ans vient d’être hospitalisée. Les résultats de ses analyses sanguines ne sont vraiment pas bons. Elle est de plus en plus fatiguée depuis plusieurs jours. Le pédiatre a demandé une hospitalisation d’urgence à l’hôpital des enfants de Bordeaux. Je me refuse de croire à ce qui va nous être annoncé.

Je le sais déjà mais je le nie totalement, elle n’a peut être qu’une thalassémie mineure comme beaucoup de personnes du côté de mon épouse d’origine méditerranéenne. J’ai beau essayer de me conforter dans cette idée, je sens déjà que je me renferme sur moi même, j’appréhende l’annonce du diagnostic.

Le lendemain après-midi, je me rends à la séance d’entraînement au tir encadré par Stéphane, l’officier adjoint de la compagnie de Langon. Je lui explique ce qui m’arrive et l’informe que les résultats d’analyses plus approfondies de l’hôpital ne devraient pas tarder à être connus.

J’ai juste le temps d’effectuer mon tir réglementaire d’une dizaine de cartouches lorsque mon portable sonne.

Au téléphone ma fille aînée, Jessica, la mère d’Aïnhoa, contient ses larmes pour ne pas m’affoler, d’une voix qui tremble elle m’annonce : « Papa, les analyses ne sont pas bonnes…… Papa ! …. C’est une LEUCÉMIE ! ».

Ce que je redoutais, ce que je ne voulais pas croire, vient d’arriver. Cette maladie dont je n’osais prononcer le nom s’en prend à ce que j’ai de plus cher au monde. Je hurle et tombe à genoux en pleurant : « Non pas ça ! Pas elle, ma petite princesse ! »

Je n’arrive plus à me contenir, je suis secoué par d’énormes sanglots qui me nouent la gorge, m’empêchant pratiquement de respirer. Stéphane et d’autres camarades viennent me soutenir. Ils ont compris. Le pire vient d’arriver.

Patrick BARBAT

Références et lien vers ce livre :

https://www.thebookedition.com/img/thebookedition-logo-1534497956.jpg

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Reliures : Dos carré collé
Formats : 14,8×21 cm

Pages : 234

Impression : Noir et blanc

Pour commander le livre cliquez sur le titre ci-dessous :

LE CRIQUET FAIT PAS DANS LA DENTELLE

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