Violences : la Brigade numérique à l’écoute

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La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa a visité la brigade numérique de la gendarmerie nationale, basée à Rennes.. | PHILIPPE RENAULT

En visite à Rennes, la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa a visité la brigade numérique de la gendarmerie nationale, basée à Rennes. De compétence nationale, cette brigade spécialisée fonctionne 24 heures sur 24 et peut-être contacté via les réseaux sociaux.

« Le petit ami de ma fille de 17 ans semble être violent avec elle » , demande une mère de famille. « Quel âge a-t-il » , répond le gendarme. «  24 ans. Et je n’ai pas encore mis mon mari au courant. Que dois-je faire ? » Cet extrait de discussion est le type d’échange qu’un particulier peut avoir derrière son écran avec un gendarme en ligne depuis la brigade numérique de la gendarmerie nationale. Ce scénario, inspiré de faits réels a été présenté vendredi après-midi à Marlène Schiappa.

Cette brigade numérique, unité unique en France basée à Rennes était l’une des deux étapes rennaises de la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, qui a ensuite échangé avec des femmes isolées ou en situation de monoparentalité et des associations locales. « La montée en charge de la brigade numérique a été progressive depuis son lancement, fin février 2018. Nous dépassons les 200 sollicitations chaque jour, dont une petite partie vient du portail de signalement des violences sexuelles et sexistes (VSS) », explique le général Alain Pidoux, commandant de la région de gendarmerie de Bretagne. Ce VSS a lui été lancé fin novembre 2018.

« Il y a 90 000 viols par an, des centaines de milliers d’agressions sexuelles selon les estimations, et toutes ne débouchent pas toute sur des plaintes. Pour faire baisser le seuil de tolérance de la société,il faut qu’il y ait des condamnations qui passent par des plaintes, et donc que les victimes soient reconnues comme victimes et ne culpabilisent pas , explique Marlène Schiappa. Et qu’il y ait un lien de confiance avec l’institution que représentent la gendarmerie ou la police. Cette plateforme permet ça, avec des professionnels formés, aguerris, comme ici à Rennes, qui puissent répondre à la personne victime de violences sexistes ou sexuelles. Et les forces de l’ordre peuvent qualifier les actes, et faire en sorte que ça débouche sur une main-courante, voire des plaintes ».

2019-02-02 OF 002Source : Ouest-France

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