Vie dans les quartiers : Laurent Nuñez ne partage pas le sentiment de Gérard Collomb

FRANCE-INTERIOR-POLITICS-CABINET-RESHUFFLELaurent Nunez et Christophe Castaner, aux Lilas, le 16 octobre. | AFP / BERTRAND GUAY

Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré vendredi 2 novembre ne pas avoir « le sentiment » que dans les quartiers les gens puissent vivre « face à face », comme l’avait affirmé l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

Lors de son départ du ministère de l’Intérieur, début octobre, Gérard Collomb avait insisté sur la situation « très dégradée » des quartiers difficiles. « On vit côte à côte, je crains que demain on ne vive face à face, nous sommes en face de problèmes immenses » avait-il prévenu lors de sa passation de pouvoir.

Le magazine Valeurs actuelles a, à nouveau, agité le débat, en publiant d’autres propos de l’ex-ministre de l’Intérieur. « Ce que je lis tous les matins dans les notes de police reflète une situation très pessimiste. Les rapports entre les gens sont très durs, les gens ne veulent pas vivre ensemble », aurait-il déclaré en « off » (hors interview) à un journaliste, le 13 février dernier, le magazine catalogué très à droite ayant choisi de révéler ces propos dans son édition de cette semaine.

« Dans ces quartiers, une force et une énergie énorme »

Le nouveau secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, lui a répondu sur Europe1, vendredi 2 novembre. « Je n’ai pas ce sentiment. J’ai beaucoup travaillé en Seine-Saint-Denis, j’ai beaucoup travaillé à Paris, j’ai beaucoup travaillé à Marseille dans beaucoup de quartiers, j’y vois là, dans ces quartiers, une force et une énergie énorme », a déclaré Laurent Nuñez.

Le secrétaire d’État, ancien patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), voit « une énergie républicaine des gens qui vivent dans ces territoires pollués par une minorité de trafiquants de stup, d’auteurs de violences, des pratiques communautaires ». « C’est pour ça que le gouvernement développe dans ces quartiers une politique de reconquête républicaine […] avec une police de sécurité du quotidien », a-t-il ajouté.

« Sur les narco-trafiquants, une politique ambitieuse est menée par les services de police judiciaire notamment pour démanteler les trafics les uns après les autres et le président a demandé que ce plan soit renforcé et nous y travaillons », a précisé Laurent Nuñez.

Capture d’écran 2018-11-02 à 18.12.14« L’islam dans les quartiers, nous avons aussi une politique de reconquête, cinq lieux de culte ont été fermés, des imams ont été expulsés et nous continuons à suivre les individus radicalisés », a-t-il ajouté.

Source : Ouest-France

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