VIDEO. Meurtre de deux professeurs de collège à Pouyastruc dans les Hautes-Pyrénées : ce que l’on sait du drame

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Aurélie Pardon et Gabriel Fourmigué, deux professeurs du collège Desaix à Tarbes, ont été tués par arme à feu dans la soirée du lundi 4 juillet à Pouyastruc, dans les Hautes-Pyrénées. Retour sur la chronologie des faits et les premiers éléments d’enquête connus.

Le petit village de Pouyastruc se réveille sous le choc. Dans la soirée du lundi 4 juillet, un homme et une femme ont été mortellement blessés par arme à feu dans une maison du Cami dou Pichou, non loin de la brigade de gendarmerie.

L’auteur présumé des coups de feu, en fuite, est depuis activement recherché par les militaires du groupement de gendarmerie des Hautes-Pyrénées, avec l’appui de la Section de recherches de Toulouse.

Que s’est-il passé ?

Aux alentours de 18h15, une femme du voisinage remarque les intrigantes allées et venues d’un individu à moto aux abords du domicile de son voisin, situé au Cami dou Pichou à Pouyastruc. Tandis que le motard quitte les lieux, elle aperçoit une jeune femme gisant au sol à l’extérieur de la maison. La voisine prévient la gendarmerie. Les secours sont immédiatement déclenchés. 

À leur arrivée sur place, les gendarmes pénètrent dans l’habitation et y découvrent le corps sans vie du propriétaire des lieux, tué par arme à feu. La jeune femme, elle, succombe à ses blessures avant même que les secouristes n’aient pu la transporter à l’hôpital Purpan de Toulouse, comme ils l’espéraient après d’intenses soins de réanimation. 

Qui sont les victimes ?

Une des victimes, Gabriel Fourmigué, était un professeur d’éducation physique et sportive du collège Desaix à Tarbes, âgé de 55 ans et père de deux filles. Il est décrit comme « un super gars, apprécié de tous et sans histoire. » La jeune femme de 32 ans, Aurélie Pardon, mère de deux enfants en bas âge, a été retrouvée blessée par balle dans la rue à plusieurs mètres de l’habitation de Gabriel. Elle n’est autre que sa collègue de travail. Professeur de français dans le même établissement scolaire, elle résidait à Barbazan-Dessus. 

À la nuit tombée, le silence se fait lourd à Pouyastruc. À la brigade de gendarmerie, les traits sont tirés sur les visages des militaires et des pompiers toujours sur place. Tous tentent de trouver les mots pour accueillir les proches prévenus, terrassés par la douleur.

Tandis que les deux professeurs du collège Desaix perdaient la vie à Pouyastruc, un événement était organisé dans l’établissement pour fêter la fin de l’année scolaire. Une cellule d’aide psychologique sera proposée dès ce mardi 5 juillet aux élèves et enseignants du collège qui souhaitent être accompagnés pour affronter ce drame.

Qui est le suspect ?

Face à la gravité des faits, le dispositif de gendarmerie monte en puissance pour localiser et arrêter l’auteur présumé du crime.

Après s’être rendu sur les lieux du crime, et fait un long point de situation avec les enquêteurs et le colonel Hamel, le procureur Pierre Aurignac prend la parole aux alentours de minuit : « Tout nous laisse à penser que nous sommes face à un double homicide par arme à feu, sans en connaître l’origine ni les motivations de l’auteur. Nous espérons l’intercepter rapidement ».

Si le magistrat précise que les autopsies des victimes seront pratiquées dans les prochains jours à l’Institut médico-légal de Toulouse, il se refuse à livrer la moindre information sur le suspect numéro un dans un premier temps, afin de préserver l’opération de recherches toujours en cours.

Où en est l’enquête ?

Déclenché par le commandant du groupement de gendarmerie des Hautes-Pyrénées, le colonel Sébastien Hamel, le plan Epervier mobilise plusieurs unités du département. Un large périmètre est quadrillé par les forces de l’ordre. La zone est survolée par un hélicoptère, des contrôles et barrages routiers sont mis en place jusqu’à Tarbes et au-delà. 

Les trois pelotons de surveillance et d’intervention (Psig) de Tarbes, Lourdes, et Bagnères-de-Bigorre sont mobilisés sur l’opération.  La brigade de recherches de Tarbes et la Section de recherches de Toulouse débutent les investigations. 

Les techniciens en identification criminelle se déploient sur la scène de crime préalablement gelée, afin d’effectuer les prélèvements de traces et indices nécessaires aux investigations. Un médecin légiste est également appelé en urgence.

Ce mardi, on apprend que la piste d’un conflit d’ordre sentimental pourrait être à l’origine du double homicide. Aurélie Pardon, en instance de séparation avec le père de ses enfants, et Gabriel Fourmiguié séparé depuis plusieurs mois, auraient été découverts dénudés par les enquêteurs et secouristes à leur arrivée sur les lieux. Lui, tué dans sa douche, elle dans la rue, à plusieurs dizaines de mètres du domicile de Gabriel. L’enquête se poursuit pour déterminer le mobile du crime. 

Sophie Loncan

Source : La Dépêche

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