Une petite histoire donnant matière à réflexion…

Un ami de Profession-Gendarme m’adresse cette petite histoire que j’ai voulu partager avec vous :

Image par Sang Hyun Cho de Pixabay

« Le premier jour de la classe, le professeur de faculté de droit est entré. La première chose qu’il a faite a été de demander le nom d’un étudiant assis au premier rang :

  • Comment t’appelles-tu ?
  • Je m’appelle Nelson.
  • Sors de ma classe et ne reviens jamais ! lui a-t-il ordonné.

Nelson était confus. Le professeur se dirigeait vers lui, il s’est levé rapidement, a rassemblé ses affaires et a quitté la salle de classe.

Tout le monde était effrayé et scandalisé mais personne ne parlait.

  • Très bien ! Commençons. À quoi servent les lois ? a demandé le professeur.
    Les étudiants avaient encore peur, mais lentement, ils ont commencé à répondre à la question.
  • Pour avoir un ordre dans notre société.
  • Non ! Non !
  • Pour que les gens qui se trompent paient pour leurs actes.
  • Non ! Non ! Quelqu’un connaît-il la réponse à cette question ?
  • Pour que justice soit faite, a parlé timidement une jeune fille.
  • Enfin ! La justice ! Mais qu’est-ce que la justice ?!!

Tout le monde commençait à s’énerver contre l’attitude du professeur. Cependant, ils ont continué à répondre.

  • Pour protéger les droits du peuple…
  • D’accord. Mais encore ?
  • Pour différencier le bien du mal, pour récompenser ceux qui font le bien…
  • D’accord… alors réponds à cette question, est-ce que j’ai bien agi quand j’ai viré Nelson de la classe ?

Tout le monde était silencieux, personne n’a répondu.

  • Je veux une réponse unanime !
  • NON !
    Ils ont répondu d’une seule voix.
  • Pourrait-on dire que j’ai commis une injustice ?
  • Oui !
  • Et pourquoi personne n’a rien fait à ce sujet ? Pourquoi voulons-nous des lois et des règles si nous n’avons pas la volonté de les pratiquer ? Chacun de vous a l’obligation de parler lorsque vous êtes témoin d’une injustice. Tous ! Tous ! Ne vous taisez plus jamais !

Allez chercher Nelson. Après tout, c’est lui le professeur, je suis d’une autre période.

Vous savez, quand nous ne défendons pas nos droits, la dignité est perdue, et la dignité ne peut être négociée.

Doris Carrier

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.