Un peu de dérision pour terminer l’année

LE VIOL DU BOURDON (Xavier Jésu)

Ma question adressée aux écolo-féministe-anxieuses est simple : comment pouvez-vous admettre cette forme de domination patriarcale qui règne dans une ruche où la reine se fait sauter en plein vol par de faux-bourdons ?

Bon, au moins, s’ils étaient vrais, ces bourdons, on pourrait dire que la reine est juste une salope ; mais là, ce sont de faux bourdons qui pécho en plein vol !  Du coup la Reine est une vraie conne, en plus d’être une salope. Quant aux faux-bourdons, ce sont d’affreux machos obsédés qu’on devrait dénoncer sur un site genre #BeeToo (Bee voulant dire Abeille pour les anglophobes). D’abord, ils ne font rien dans la ruche : pas de ménage, de garde de nymphes, de courses dans les champs voisins ! Non, ils se la coulent douce et se font nourrir tranquillement, pendant que les femelles ouvrières triment toute la journée pour nourrir la progéniture de la Reine et entretenir les lieux.

Nétwayé, baléyé, astiké
Kaz la toujou penpan !

chantait le groupe Zouk Machine ! C’est exactement ça !!!

Rendez-vous compte, ces affreux mâles, à peine plus gros que les femelles, ne sont même pas capables de défendre la ruche. En plus, ils sont le produit de l’éclosion d’un œuf non fécondé ! Ben voyons !  De vrais bons à rien. J’enverrai bien tout ce petit monde, vite fait, en rééducation dans cette école réputée de Rucheville et sise à Abeille Road où le programme est établi par la grande prêtresse de l’écoféminisme, la très mielleuse Sandrine Rucheau. Economiste de formation elle connait bien le problème des relations Bee to Bee…
Mais tout ceci ne date pas d’hier ! Il suffit de lire ce que l’écrivain catholique Gilbert Cesbron avait l’outrecuidance d’évoquer :

 “L’apiculteur était communiste par amour des abeilles dont il admirait l’organisation. La reine lui posait un problème.”  

De quoi faire rugir, non pas de plaisir, mais plutôt de colère, le club des cheveux courts dont Caroline de Haas, Alice Coffin ou Clémentine Autain font partie, en insinuant qu’une reine puisse être gênante. Reste à savoir si c’est une question de statut (Reine) ou une question de sexe (femelle) qui filerait le bourdon à ces homm.e.s ? Oui, je m’essaye à l’écriture inclusive pour mieux percevoir la pensée profonde de ces « drôles de dam.e.s ». Bon, il est clair que je ne comprends rien à ce genre d’écriture pour bobos parisiens de gauche, et je vais donc laisser tomber l’exercice.

Quoiqu’il en soit, je ne suis pas sûr qu’une communauté dominante 2SLGBTQ+ au sein même… d’un essaim d’abeilles soit plus profitable à la planète que cela n’est aujourd’hui.

Imaginez qu’une reine fasse son coming-out après que des milliers d’abeilles travailleuses lui aient préparé une nurserie haut de gamme, et tout ça pour rien ?

Imaginez que ce roi (anciennement reine, cisgenre refoulée, finalement devenue trans après un court passage comme genderfluid et éco-anxieux (comble du bonheur pour les coiffeurs reconvertis en psychanalystes)) décide de ne pas assumer la fonction primaire qui est de perpétrer sa race… Oups ! pas sa race, mais son « groupe d’êtres vivants qui appartiennent à la même espèce, mais qui présentent des différences assez significatives pour qu’on tente de les grouper sous un même nom ».

Attention à ne pas passer pour raciste abeillophobe et risquer la 17ème chambre correctionnelle Que deviendrait notre pauvre terre, déjà bien mal en point, si plus personne ne voulait polliniser nos plantes sous prétexte que la reine des abeilles défile aux côtés des féministes pour clamer haut et fort :

« Bzzzz Bzz BBzzz Bbzzzz »,

ce qui veut dire en « langage des abeilles » :

 « C’est mon corps et j’en fais ce que je veux » (Merci pour cette traduction de Google, qui est mon ami).

Et, pire, si notre reine, devenue roi, décidait d’un simple coup d’antennes, après avoir lu Montesquieu, qui pensait que :

“Ce qui n’est point utile à l’essaim, n’est point utile à l’abeille”,

décidait donc, disais-je, de considérer que les bourdons sont des bestioles inutiles et qu’elles n’ont rien à faire dans la ruche ! Remarquez, ça leur éviterait une condamnation pour « Délit de non-partage des tâches domestiques », suite à l’adoption par l’assemblée nationale de la loi proposée par Sandrine Rucheau.

Le drame absolu, serait que nos ouvrières, entrainées dans le délire revanchard de notre néo-féministe z’ailée viennent à considérer que le « viol du bourdon » serait une bonne chose avant son expulsion du ruchissime domaine, pour lui faire payer sa cuistrerie et son ignoble oisiveté. Chaque faux-bourdon subirait le même châtiment : se faire sodomiser par un dare d’abeille (je précise que le tarif est identique pour les bourdons citadins et les bourdons campagnards car il n’y a aucune différence entre un dare des champs et un dare de ville). 

Moralité : si vous voulez que l’espèce humaine perdure et que la planète continue de la nourrir, ne posez surtout aucune question aux éco-féministes-anxieuses, ça pourrait leur donner des idées, et pas les meilleures…

Et dans tous les cas : « Don’t worry, Bee happy » qui se traduit par  » Ne t’inquiète pas, Abeille gay » 

Xavier Jésu

21 décembre 2022     

Source : Minurne

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