Un “cold-case” vieux de 24 ans pourrait avoir été résolu en Moselle

Confiée à la section de recherches de la gendarmerie, l’enquête a été rouverte durant l'été. (Photo d'illustration)

Une enquête a été rouverte cet été sur le meurtre de Michèle Even, assommée, égorgée et frappée d’une cinquantaine de coups de couteau le 9 mars 1991 à Bénestroff. L’enquête concerne un possible nouveau suspect, un homme condamné l’an dernier pour avoir vandalisé une voiture.

Quand une banale condamnation pour dégradation de véhicule permet de relancer l’enquête sur l’un des plus grands dossiers criminels de Lorraine. Une enquête a été rouverte sur le meurtre de Michèle Even, assommée, égorgée et frappée d’une cinquantaine de coups de couteau dans sa cuisine, le 9 mars 1991 à Bénestroff.

Confiée à la section de recherches de la gendarmerie, l’enquête a été rouverte durant l’été, a indiqué Maître Marc Hellenbrand, l’avocat du mari de la victime, Hervé Even, lui-même suspecté avant d’être acquitté du meurtre de son épouse en mars 1996.

“Ce ne serait pas permis de solliciter le procureur si on n’avait pas d’élément sérieux, laissant présumer qu’une piste a été écartée par la police et les autorités de gendarmerie à l’époque”, explique Maître Marc Hellenbrand.

Même mode opératoire

L’enquête concerne un possible nouveau suspect, un homme condamné l’an dernier pour avoir vandalisé une voiture. Un retraité a été jugé pour avoir dégradé la voiture d’une femme qu’il voulait séduire. Une affaire relativement banale, mais qui a attiré l’attention de l’avocat d’Hervé Even, le mari de Michèle Even.

Il y a 24 ans, une semaine avant le meurtre particulièrement violent de la jeune femme, la voiture du couple avait été vandalisée par un inconnu: vitre brisée, radiateur percé, etc… Le tout, strictement sur le même mode opératoire que l’affaire jugée l’an dernier.

La question de la prescription criminelle

Et pire encore, le nom du retraité apparaît également dans le dossier du meurtre de Michèle Even. Mais à l’époque, ce proche de la famille n’a jamais été inquiété.

“On a des raisons de penser que des dégradations qui ont été commises sur le véhicule de M. Even et de son épouse, dans les semaines qui ont précédé le meurtre, étaient le fait d’une personne sur laquelle on n’a pas, ou peu, enquêté”, reprend l’avocat. “Qui a été condamnée, il se trouve, récemment, avec un mode opératoire identique. Et mieux encore, il s’agit d’un proche de la victime”.

Même si l’enquête venait à prouver sa responsabilité, ce retraité pourrait ne jamais être jugé. Sauf dérogation, l’affaire pourrait tomber sous le coup de la prescription. Cette question risque de donner lieu à un “sérieux débat juridique, en matière criminelle, elle est de 10 ans, mais cette durée peut être suspendue en cas d’ “obstacle incontournable des poursuites au moment des faits”, selon le procureur de Metz, Christian Mercuri.

Source : BFMTV

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