Ty Vougeret. Le colonel Saulnier bientôt aux commandes de l’école de gendarmerie

Le colonel Frédéric Saulnier est actuellement chef du bureau recrutement à la direction générale (photo Gendarmerie nationale).

Le colonel Frédéric Saulnier est actuellement chef du bureau recrutement à la direction générale (photo Gendarmerie nationale).

Cet été, le colonel Éric Polaillon, commandant l’École de gendarmerie de Ty Vougeret depuis trois ans, fera valoir ses droits à la retraite. Fier d’avoir formé 28 promotions en 36 mois, il passera le flambeau au colonel Frédéric Saulnier, actuellement chef du bureau recrutement à la direction générale.

Après 36 ans de bons et loyaux services au sein de la gendarmerie nationale (*), dont trois à la tête de l’École de gendarmerie de Ty Vougeret, à Dinéault (29), le colonel Éric Polaillon a atteint la limite d’âge de son grade. Cet été, il fera donc valoir ses droits à la retraite, non sans une certaine fierté. « Quand je suis arrivé ici, se souvient-il, la 54e promotion quittait l’école. Et le 27 juillet, je verrai partir la 82e promotion. 28 promos en 36 mois, c’est un record à battre. Avis aux amateurs ! »

Sans doute les plus belles années de sa carrière

Estimant que ces trois années passées à former la relève sont sans doute les plus belles de sa carrière, le colonel Polaillon gardera d’excellents souvenirs de son passage dans le pays de Châteaulin. Dont ce défilé sur les Champs-Élysées, le 14 juillet 2016, avec les élèves de la 5e compagnie (70e promotion). C’était la première fois que Ty Vougeret représentait seule toutes les écoles de sous-officiers françaises lors de cette manifestation militaire. « Cette mission de former des jeunes qui ont une vraie vocation, une vraie envie de servir leur pays, entouré d’une équipe de cadres extrêmement compétents et attachants, m’a passionné », souligne le colonel Polaillon. Et ce, même s’il a fallu consentir des efforts depuis que le gouvernement a décidé d’accélérer la cadence, suite aux attentats qui ont meurtri le pays depuis 2015. « Si certains ont pu penser que j’étais ici en préretraite, rigole-t-il, il n’en a rien été. J’ai connu une école en accélération constante de ses capacités de formation. Elle formait habituellement huit promotions par an. L’année dernière, elle en a formé onze et ce sera pareil cette année. Ça représente une augmentation de plus de 50 % de la capacité à former de nouveaux sous-officiers dans nos unités ! » Pour y parvenir, le temps de présence à l’école a dû être écourté tandis que le module d’enseignement à distance que les élèves doivent impérativement suivre avant l’incorporation ou après la formation, était augmenté. « Nous avons aussi considérablement réduit le délai entre le départ d’une promotion et l’arrivée de la suivante », souffle le militaire.

Un successeur Saint-Cyrien

Selon lui, son successeur devrait avoir des objectifs de formation similaires. Et il n’a aucun doute sur le fait qu’il les tiendra. « Mon successeur, le colonel Frédéric Saulnier, est très bien armé pour reprendre le flambeau. Il est actuellement, à notre direction générale, le chef du bureau recrutement. Il est donc déjà impliqué dans le processus de renouvellement des générations. » Sorti de Saint-Cyr en 1988 et passé par l’École de guerre, le colonel Saulnier a d’abord commandé à Versailles-Satory, puis à Saint-Brieuc, avant d’être chargé de l’action judiciaire contre la délinquance à la direction générale de la gendarmerie nationale. Qu’il a quittée l’espace de quatre ans pour commander le groupement de gendarmerie du Tarn-et-Garonne, jusqu’en 2013. Déjà venu repérer les lieux début mai, il prendra ses fonctions en août.

* Plus deux ans de conscription, en tant qu’aspirant au 1e r Régiment d’infanterie de marine à Granville.

Source : Le Télégramme

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