Sarcelles : un policier tue trois personnes avant de se suicider

Le pavillon où le policier a tué le père de sa petite amie, dans le vieux Sarcelles.
Le pavillon où le policier a tué le père de sa petite amie, dans le vieux Sarcelles. © Radio France – Nathalie Domenego

Un policier de 31 ans a tué trois personnes dont son beau-père et en a blessé trois autres à Sarcelles dans le Val-d’Oise avant de se donner la mort avec son arme de service ce samedi 18 novembre. Sa compagne lui aurait annoncé son intention de rompre peu de temps auparavant.

Un gardien de la paix âgé de 31 ans a tué trois personnes samedi à Sarcelles, dans le Val-d’Oise. Les victimes : un homme d’une vingtaine d’année abattu dans sa voiture et un homme de 44 ans. Ce dernier aurait tenté de s’interposer, alors que le policier agressait sa compagne dans la rue. La troisième victime est le beau-père du policier retrouvé mort dans le pavillon familial.

La piste d’un différend familial

Ce samedi soir, après son service au sein de la Compagnie de Sécurité et d’Intervention à Paris, Arnaud Martin se rend à Sarcelles pour retrouver sa petite amie, selon le procureur de Pontoise, Eric Corbaux. Dans la voiture, tous les deux discutent de leur séparation. Mais la conversation s’envenime : le policier sort alors son arme et blesse la jeune femme au visage. Elle était toujours dans un état critique ce dimanche matin.

Selon les premiers éléments de l’enquête, deux personnes auraient tenté de s’interposer: un homme de 30 ans qui écoutait de la musique dans sa voiture, et un passant âgé de 44 ans, sorti acheter des cigarettes. Tous les deux ont été abattus.

Folie meurtrière

Le policier n’en reste pas là. Il se dirige alors vers le pavillon de ses beaux-parents, à quelques mètres de là. Il tue son beau-père, blesse grièvement sa belle-mère au thorax et tire une balle dans la jambe de sa belle-sœur. Le policier a été retrouvé mort une balle dans la tête. « Selon ses chefs de service, c’était un bon fonctionnaire, ancien gendarme mobile très rigoureux« , a déclaré le procureur, qui a confié l’enquête à la police judiciaire de Versailles.

Ce drame intervient dans un contexte de recrudescence des suicides au sein des forces de l’ordre. Depuis le début de l’année, selon le ministère de l’Intérieur, au moins 46 policiers et 16 gendarmes se sont donné la mort.

Depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, les policiers ont le droit de garder leur arme de service en permanence.

Source et vidéo :  France Bleu

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