Saint-Jean-d’Angély : la compagnie de gendarmerie dirigée par une femme

Saint-Jean-d’Angély : la compagnie de gendarmerie dirigée par une femme
Le capitaine Gaëlle Reboul souhaite poursuivre la politique de prévention de son prédécesseur.

P. B.

Gaëlle Reboul a pris la tête de la compagnie de gendarmerie au début du mois.

Pour la première fois, la compagnie de gendarmerie de Saint-Jean-d’Angély est dirigée par une femme : le capitaine Gaëlle Reboul, qui a pris ses fonctions le 1er août.

« Sud Ouest ». Être la première femme à diriger la compagnie, est-ce une pression supplémentaire pour vous ?

Gaëlle Reboul J’ai été la première et seule femme officier dans l’Oise, la première femme à diriger une brigade de recherches à Chantilly. Aujourd’hui, il y a de plus en plus de femmes dans la gendarmerie, cela n’étonne plus personne. Et cela ne met pas davantage de pression.

Quel est votre parcours ?

J’ai 34 ans et suis originaire de l’Hérault. J’ai obtenu un master II de droit pénal. Je suis ensuite devenue gendarme aspirant volontaire avant de réussir le concours d’officier. Après l’école des officiers de gendarmerie nationale de Melun, j’ai commandé pendant quatre années la brigade de recherches de Chantilly (L’Oise). J’ai ensuite intégré la direction générale de la gendarmerie et son bureau de police judiciaire, jusqu’à ces dernières semaines.

Connaissez-vous la région ?

Pas du tout. Et j’avoue que je suis impressionnée par la richesse du patrimoine local. Je découvre au fur et à mesure. Je rencontre les autorités locales et découvre le milieu rural, notamment le dossier délicat de la gestion de l’eau.

Comment concevez-vous votre mission ?

L’objectif de la compagnie (qui comprend 87 gendarmes dont 11 femmes, NDLR) c’est de rassurer la population, de l’aider à se sentir bien dans son environnement. Et cela passe par la proximité. J’entends aussi poursuivre la politique de prévention instaurée notamment par mon prédécesseur.

La compagnie est-elle bien dotée en matériel ?

Oui. Le parc automobile a été renouvelé récemment. Notre prochain défi, c’est l’arrivée de Néogend. Ce système sera mis en place en septembre, c’est une grande évolution, presque une révolution. Cela va permettre aux gendarmes d’avoir accès, sur téléphone intelligent ou tablette et en temps réel, à énormément de données dont la cartographie.

 Source : Sud Ouest

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