Rennes. Il sort de prison le matin… et crache sur des policiers l’après-midi

d665a6befd23856963b1d8d64c3d817e-rennes-il-sort-de-prison-le-matin-et-crache-sur-des-policiers-l-apres-midiIl venait d’être libéré le matin même de la prison de Rennes – Vezin. Dans l’après-midi, il a insulté des passants au centre commercial Colombier. | JOËL LE GALL / OUEST-FRANCE

Il venait d’être libéré le matin même de la prison de Rennes – Vezin. Dans l’après-midi, il a insulté des passants au centre commercial Colombier. Puis des agents de police au commissariat. Il a été jugé et de nouveau condamné à de la prison.

Le prévenu, 39 ans, est sans-domicile fixe. Vêtu d’un tee-shirt blanc trop grand pour lui, il comparaît devant le tribunal correctionnel de Rennes, en comparution immédiate, ce mercredi. Il écoute l’énumération des faits par le président du tribunal, le regard égaré.

À peine libéré, il insulte des passants

Le 13 juillet, en matinée, le trentenaire sort de détention (il était détenu à la prison de Rennes – Vezin). Dans l’après-midi, il fait déjà parler de lui. Ivre, l’homme invective des clients de la galerie du centre commercial Colombier, à Rennes. Les agents de sécurité appellent la police. Dans le calme, l’homme est alors interpellé par la police.

La situation dégénère au commissariat : l’homme insulte les agents, et leur crache dessus. Le revoilà donc au tribunal correctionnel de Rennes, pour outrage et rébellion, en récidive.

« Je devrais plutôt me taire que parler »

« Mais vous ne voyez plus votre famille monsieur ? », demande le président. « Vous savez, j’ai passé les fêtes de noël dans la rue, alors…, répond le prévenu, sans en dire plus. Parfois je devrais plutôt me taire que parler. »

Placide dans un premier temps, le prévenu se tend à l’annonce des réquisitions de la procureur : neuf mois de prison ferme et maintien en détention. « Il ne peut pas continuer à se comporter comme cela en société », estime le parquet. L’homme a déjà 33 mentions à son casier judiciaire.

Troubles psychotiques

« Mon client reçoit un traitement médical lourd, pour des troubles psychotiques. Dans la rue, prendre des cachets est plus difficile », relève l’avocate de la défense.

Le tribunal le condamne à trois mois de prison ferme, plus un mois de révocation d’un précédent sursis. Il est maintenu en détention. Il devra indemniser un policier à hauteur de 150 €.

Source : Ouest-France

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