Réfléchissons…..

Un fidèle lecteur et ami de Profession-Gendarme nous adresse un très bel écrit de sa composition qui nous appelle à la Réflexion. En ces périodes de confinement il nous reste encore pour un temps la Liberté de Réfléchir, alors…. Réfléchissons :  VISUELS-SITE

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Réfléchissons.

Si, des fois, ça arrive. Enfin, je ne devrais pas dire réfléchissons, parce que je suis tout seul. Normal, confinement. Donc, à moi tout seul, je dis, réfléchissons :

D’ici mai 2022, ils ont encore le temps de faire encore pas mal de dégâts. Tout est en place :

  • Une police de plus en plus déconnectée de la population, même si elle en est issue, de plus en plus violente (on va aller gazer des mémés à la sortie des églises alors qu’on laisse des bandes de branques armés dans les banlieues, bandes qu’on a bien pris soin de laisser se développer en les laissant dealer depuis des années, et qu’on a bien énervé depuis quelques semaines en les stigmatisant avec des caricatures moches en plus, judicieusement remises à jour alors qu’elles auraient dû être enfouies dans le tas d’immondices de notre société. Quelle époque. Klimt, Chagall, Turner, Munch et les autres, vos cris, vos lumières, vos émotions nous manquent. On préfère montrer les merdes de caricaturistes débiles qui n’ont d’autres effets de produire de la laideur et du mépris et qui récoltent de la haine au lieu de montrer le beau, l’universel, les sentiments humains qui rapprochent. On met la culture au panier, on l’empêche de se montrer, on l’occulte, on l’assassine, on la met en prison, on la ruine et on fait l’apologie du mépris de l’autre, on excite ses plus bas instincts, sous prétexte que c’est légal. Mais est-ce pour autant intelligent ?

  • Des médias aux ordres et en ordre de marche. Ils sont prêts à justifier l’injustifiable. Oui oui, l’injustifiable. Mettre des masques à des gamins de 6 ans. Interdire les mémés de messe, confiner les Français et réprimer les députés et toute contestation. Dans le style, ils ont fait fort tout de même, au point de suggérer aux députés de sortir du parlement, c’est-à-dire du bâtiment dont les ministres ne sont qu’invités… Pas mal.

  • Un parlement majoritaire de potiches où l’opposition est méprisée, empêchée de présenter des arguments (que les ministres n’entendent pas, ne prennent pas en compte, tournent au ridicule, méprisent…). Quand les vérités sortent trop fort, les ministres jouent à Candy crush sur leur smart phone.

Donc, réfléchissons, parce que, jusqu’ici, ils ont toujours un coup, deux coups, trois coups, voire plus, d’avance. Même s’il se trompe, le docu hold-up scénarise des possibilités de ce qui peut arriver. Et la violence qu’ils déploient pour empêcher sa diffusion (raté), pour le décrédibiliser (on va voir, mais force est de constater qu’ils sont bien partis) confirme le fait qu’ils n’apprécient pas qu’on puisse se projeter, qu’on puisse scénariser ce qui peut se passer. Alors, justement, allons y. Réfléchissons donc.

Qu’est ce qui nous pend au nez ?

  • La loi sur la sécurité. Et là, ce qui arrive, c’est un peu flippant (désolé, sans parti pris, je n’ai trouvé que ça comme référence. C’est un peu long mais c’est instructif) : https://www.youtube.com/watch?v=7RE1mVptgqM

  • Changement dans nos modes de voter : le vote par correspondance, et bien sûr, le vote par Internet. Une fois qu’on a les algorithmes, on contrôle l’ensemble des résultats.

  • La vaccination obligatoire, contre un passeport citoyen, faute de quoi vous n’aurez plus droit d’accès au travail, à la culture, aux déplacements, aux mécanismes de protection sociale, à l’école pour vos enfants… L’idée, hélas fait son chemin. Les néo-fachos sortent du bois. Ils formulent des idées du style : faire passer l’obligation du vaccin via les entreprises, empêcher les lieux culturels, les transports en commun, les déplacements si vous n’êtes pas vaccinés. Au nom du bon peuple.

  • Poursuivre dans l’affaiblissement de notre économie et faire des promesses de soutien de l’Etat. Après tout, nous ne sommes pas encore au niveau d’endettement relatif de la Grèce ! On a encore de la marge. Mais l’endettement, pourquoi faire ? Je pense qu’il y a là quelque chose à fouiller, qui est peu développé, y compris par les économistes. Je ne vais pas demander aux journalistes de le faire parce que leur culture est tellement indigente sur le sujet. Mais ici, j’ai envie de développer un peu, à la fin de ce texte.

  • Votre épargne. Que nous allons taxer, prélever, gréver, réguler, prendre, voler1

  • Privatiser. Oui, il reste quelques beaux bijoux encore sur lesquels nos potes du Cac 40, du Nasdaq et de la téléphonie ont gardé un œil et qu’ils convoitent avec assiduité. Mais comme l’économie va mal, on s’est mis d’accord pour leur céder à petit prix. Ben dame, les affaires sont difficiles en ce moment. On va gérer au mieux, aies confiance, (sale petit volatile citoyen), on va te plumer, tranquillement. Regarde Hanouna, BFM, TF1 et on va t’expliquer comment, avec un peu de pommade ça passe tout de suite bien mieux. https://www.youtube.com/watch?v=2gflQEF1WQU (c’est très court et ça fait du bien). Il reste EDF, SNCF, des participations dans Engie, quelques assurances, la Caisse des dépôts, les aéroports (qui en voudrait en ce moment ?), et puis surtout, le morceau de choix : vos retraites. Ne vous inquiétez pas, on s’occupe de tout. Hakuna matata (pas de problème en swahili). https://www.youtube.com/watch?v=v34w65U98gI` (A noter que Pumba, dans la vidéo a trouvé le truc pour s’assurer d’une distanciation physique de manière très efficace). Bon, j’ai le droit de rigoler de temps à autre ?

  • Augmenter les impôts, taxes et autres prélèvements. La lasagne fiscale Française est déjà en place, il suffit juste de savoir quels sont les curseurs sur lesquels nous allons pousser.

  • Se faire réélire. Fastoche. Quelques aménagements dans les modes de vote et le tour est joué. Le premier mandat, juste pour mettre en place. Le deuxième, on récolte. A la fin, on se barre avec la caisse. De toute façon, dans cinq ou six ans, le pays sera devenu ingouvernable. Les tensions communautaires, que nous aurons laissé se développer auront accru l’insécurité. Du coup, les citoyens resteront confinés d’eux-mêmes, on se débrouillera pour les abrutir de neuroleptiques en vente libre et sans ordonnance, de séries télé débiles (on a bien pensé à privatiser Arte, mais finalement, on va y nommer Hanouna comme directeur de programmation) ».

Et puis on pourrait continuer comme ça. Vous pouvez d’ailleurs continuer l’énumération, je vous dis, ce soir, je suis seul (ça m’emmerde d’ailleurs).

Ok, c’est du délire, mais ce qui est sûr, et c’est ce qu’a provoqué le film hold-up, c’est que l’ensemble des décisions, des mensonges ne doivent pas être considérés comme une succession d’incohérences. Il faut aussi le voir comme étant un plan bien monté, qui déstabilise notre pensée, nos schémas traditionnels. Les partis politiques en redemandent encore plus : plus de distanciation, plus de masques, plus de confinement, moins de culture, moins d’interactions sociales, moins d’éducation de nos jeunes, plus d’isolement, plus d’obligations de vaccins, même les écolos demandent qu’on ferme la gueule aux opinions divergentes, exigent des vaccins obligatoires. Les profs demandent que les mesures soient étendues, la délation s’étend, accroissant la méfiance des uns envers les autres.

Alors, que faire ?

Plusieurs choses.

  1. Faire pression sur nos députés, les lrem, les modem, les udi, ces fourbes complices qui ont suivi, ont voté le ceta, les lois d’urgence, se sont répandus dans les médias pour justifier l’injustifiable, faire pression sur les médias pour interdire un documentaire qui n’est pas dans le moule, qui développe un discours alternatif. Il faut bien leur faire comprendre qu’en poursuivant leur fol soutien à ce pouvoir, ils se rendent complice de la dictature qui se renforce chaque jour et qu’après, ce pouvoir retournera son mépris envers eux et ne sera pas là pour les protéger. Ils seront loin ces gens de pouvoir, entourés des leurs, et mépriseront les appels au secours de leurs anciens compagnons, restés au pays, devenus inutiles. Appelez vos députés à la dissidence. Faites-leur comprendre sans violence, sans humiliation. Chaque voix compte. Suivez leur vote et publiez, partagez autour de vous la position de votre député. Les prochaines échéances sont déterminantes. Le parlement va poursuivre son travail de destruction de notre démocratie. Votre député peut avoir fait des erreurs, persister pour lui serait une faute. Persuadez-le qu’il rentre en dissidence. Un jour, il devra revenir au peuple, sans protection. Ce n’est pas sa réélection qui est en jeu, il ne sera de toute façon pas réélu. C’est son insertion dans son propre milieu, après, qui est aujourd’hui en jeu.

  2. Montrer le vrai visage de ce pouvoir. Français de l’étranger, vous avez un rôle à jouer. Déjà, nos voisins Européens commencent à porter un regard méfiant vis-à-vis de ce pouvoir. Sa décrédibilisation est l’un des axes de son affaiblissement. Ce type qui est à la tête de nos institutions, ce banquier qui parle aux banquiers, cet individu qui n’a pas d’enfants ne supporte ni la contestation ni la critique. Si, de surcroît elle est portée par ses homologues internationaux, ça va l’énerver et le pousser à l’erreur. Qu’on arrête de le présenter comme le gendre idéal. C’est un sanguinaire, qui ne s’entoure que de violents, de menteurs, d’affairistes et d’opportunistes sans scrupules. Français de l’étranger, autour de vous, décrivez bien ce qui se passe sur le territoire Français. Aidez-nous à porter les agissements de ce pouvoir devant les juridictions internationales et aux autorités des pays où vous habitez. Poursuivez le travail de destruction de l’image de ce pouvoir. Argumentez, organisez-vous, soutenez-nous. Mobilisez-vous devant les ambassades de France, faites pression lors des assemblées, dans les cercles d’affaire, dans les écoles Françaises, dans les consulats, dans les alliances Françaises. Partout, signalez l’ignominie de ce pouvoir, montrez les mains arrachées, les éborgnés, la censure, la liberté d’expression à géométrie variable et demains les cadavres qui joncheront nos rues. Informez les autorités des pays qui vous accueillent, faites-leur part de votre préoccupation. Minez l’image de marque de ce pouvoir. Défendez les valeurs de notre pays. Faites ressortir ces faits dans la presse de votre pays. Décrivez cette dictature en marche. Salissez l’image de ce pouvoir. Notre force de réaction, notre résistance grandiront notre pays.

  1. Alerter nos corps constitués : Policiers, gendarmes, militaires. Oui, vous, qui faites partie de ces corps dont la fonction sociale est de protéger le peuple. Nous ne sommes pas contre vous. Nous avons besoin de vous. Pour nous protéger. Vous seuls en avez la légitimité et les moyens. Prenez conscience que vous êtes manipulés par un pouvoir qui vous utilise pour s’y maintenir. Vous qui êtes sur le terrain, à partir de maintenant, sachez que chaque verbalisation pour non port du masque, pour non présentation d’une attestation débile, chaque jet de lacrymo, de LBD, chaque coup de matraque vous rend complice d’un pouvoir certes, encore légal, mais qui est sorti des limites de la légitimité. Ce pouvoir vous envoie au front contre ceux que vous êtes censé protéger. Ne vous y trompez pas, ce pouvoir vous jettera sitôt qu’il en aura l’opportunité. Regardez comment il traite ses soignants, ses pompiers, ses citoyens, qu’il traite de « riens ». Arrêtez de verbaliser, de cogner, de gazer. Enlevez vos masques, protégez les manifestants contre les violences, permettez aux citoyens de s’exprimer. Désobéissez en conscience aux ordres qui amènent à violer les libertés des citoyens, à violer la liberté d’expression, à manifester, à s’opposer. Vous avez des femmes, vous avez des enfants. Arrêtez de vous faire détester du peuple. Rejoignez-le. Rejoignez-nous.

  1. Se laisser saigner ? Oui, en quelque sorte. Mais pas tout à fait gratuitement. « Le sang le tue pas la révolution, il l’irrigue »2 (ça n’est pas de moi, je l’ai vu inscrit sur un mur au Pérou, il y a longtemps et c’était évidemment en espagnol). Il faut que ça se voie, qu’on nous assassine. En pratique, il va falloir mouiller le maillot, de sueur, de larmes, de sang. Le nôtre. La violence, elle est du côté du pouvoir. Elle doit le rester. Cependant, elle doit être montrée.

Mais si nous voulons que ça change, il faut accepter l’idée de mourir. Chaque mort, chaque assassinat dont la responsabilité incombera à ce pouvoir contribuera à le faire tomber. Quand vous irez au contact ces prochaines semaines, embrassez vos enfants, votre grand-mère comme si vous n’alliez pas revenir.

Mettez une cible sur votre cœur, une autre dans le dos pour bien montrer que vous êtes candidats aujourd’hui. Candidats à la mort, mais que ce soit filmé.

Habillez vous en clair. Le sang n’en sera que plus visible. Chargez la batterie de votre portable, de votre gopro, de vos drônes et filmez. Diffusez.

Pas de pancartes, pas de slogans, pas de cris, pas de colère, pas de violence, juste votre présence, silencieuse, déterminée. Inutile de crier. Votre présence est un langage, votre présence est un message.

Pas de masque, des cortèges soudés, pas de distanciation. Après tout, est ce que les kamikazes portaient un casque ?

En cas d’attaque des forces de l’ordre, couchez vous, face contre terre, écharpe sur la tête. La violence ne doit jamais être de notre côté. Jamais. Laissez vous frapper. Ne répondez jamais. Filmez la violence. Soyez-en les victimes, pas les acteurs, laissez ça aux forces de l’ordre qui continuent de soutenir ce pouvoir.

Des maisons, des appartements, filmez enregistrez, diffusez.

Avocats, mobilisez vous pour instruire les plaintes qui viendront.

  1. Penser à l’après.

La situation politique dans laquelle nous nous trouvons montre que notre système qui a été bâti progressivement doit changer :

On est passé d’un septennat à un quinquennat, ce qui a transformé notre système politique de départ qui était un mixte parlementaire / présidentiel en une monarchie présidentielle. Nous avions eu un premier avertissement avec un Sarkozy qui avait bien compris la nouvelle donne et qui s’en était donné à cœur joie, mais nous n’avions pas compris que ce système offrait une opportunité à tout psychopathe pour prendre le pouvoir et s’arroger les pleins pouvoirs. Nous y sommes.

On a supprimé le service militaire au lieu de le réformer et de le rendre obligatoire et universel (les jeunes femmes, les jeunes hommes, de toute extraction sociale). Non pas pour fabriquer une nation de guerrier, la France n’a jamais été aussi grande que lorsqu’elle a promu sa culture, ses arts, et qu’elle s’est érigée en défenseur de la paix. La République est généreuse avec ses enfants. Qu’elle leur demande de passer un an à son service n’est que normal. Ce moment permettrait de mélanger des compatriotes issus de tous les milieux. C’est le seul moment de la vie des citoyens où l’on peut mélanger toutes les classes sociales, leur faire prendre conscience que l’autre existe et que la nation, ça se défend, que la solidarité, ça se construit.

En supprimant le service militaire, on supprimait l’idée même de République. « Le pouvoir pour le peuple et par le peuple ». Depuis la suppression du service militaire nous ne sommes plus en République, celle qui est sur les lèvres de tous les politiques. On pourrait imaginer un service civique, avec un volet de défense locale, un apprentissage de l’idée de nation, une année de la fabrique de la solidarité, de l’acceptation et du travail avec l’autre. Il faut revenir aux bases, faire en sorte que la République constitue un corpus solide de droits et de devoirs. Abandonner l’un supprime le privilège du reste.

Nous ne reviendrons pas à une cinquième République. Nous devons tirer les leçons de notre histoire. Nous devons comprendre que nous ne pouvons pas confier les rênes du pays à un seul homme. L’homme providentiel, au mieux, se manifeste une fois par siècle. Il faut trouver, ensemble, le meilleur système politique qui permette au pouvoir de travailler pour le peuple. Il va donc falloir innover, imaginer, ensemble, un autre système. Ca signifie que l’ensemble de la classe politique actuelle, ceux qui font déjà preuve de candidature pour les prochaines élections présidentielles, ceux-là sont d’ores et déjà disqualifiés. Cette classe de politiques doit comprendre que les institutions actuelles sont à balayer et que la représentation politique reposera très probablement sur des citoyens qui n’ont pas fait vœux d’en faire leur profession. Les politiques professionnels actuels doivent songer vraiment à se recycler.

Réexaminer notre place dans le monde, dans l’Europe, réaffirmer nos principes et nos valeurs démocratiques, notre respect de la vie, notre souci de l’intérêt général et du bien commun. Et les défis qui nous attendent sont nombreux, réclameront solidarité, paix, éducation.

Nous allons devoir imaginer un autre futur. Pouvons-nous continuer à confier notre avenir à une Europe qui n’a d’Union que le nom ? Pouvons-nous poursuivre cette folle course à l’échalote et confier notre avenir à des instances Européennes qui n’ont rien de démocratiques (le parlement Européen n’a aucun pouvoir, les décisions se prennent ailleurs, on peut aisément le démontrer), qui ne sont en rien redevables auprès des peuples Européens. La révolution pacifique à venir en France devra se répercuter sur les institutions Européennes. Nous devrons réinterroger les modalités de notre appartenance à l’Europe. Nous devrons exiger des modifications importantes, qui permettent de nous réunir autour de valeurs communes Européennes : la liberté, la paix, la démocratie, le respect de la vie.

Ne nous trompons pas, ce qui se passe aujourd’hui n’est pas anodin. Le pouvoir Français actuel nous emmène irréversiblement vers quelque chose d’autre.

Si nous ne faisons rien, nous allons être transformés en moutons incultes.

A nous de saisir cette opportunité pour réinterroger l’avenir. La vie de nos enfants en dépend.

Action !

Quelque part en Bretagne, ce 15 novembre 2020

800px-prise-de-la-bastilleLa prise de la Bastille

L’endettement : Les causes, les conséquences

C’est un truc insensé, à première vue : l’arrêt de notre économie, ça donne quoi :

  1. L’endettement du pays explose

  2. Les déficits du chômage explosent, eux aussi (mais ce n’est pas compris dans l’endettement du pays, ça met juste les mécanismes de régulation sociale au tapis)

  3. La Sécu augmente ses déficits, avec les coûts des dépistages (gratuits dit-on, mais que quelqu’un paye ou va payer à un moment donné).

  4. Les trésoreries des entreprises du monde réel sont asséchées.

  5. Les volumes financiers des plans de relance annoncés ne viennent que renforcer les trésoreries de banques, des géants du net et des spéculateurs.

Les plans de relance, autant de déficits publics à venir, sont quoi, exactement ?

Ce sont :

  • De la création monétaire. En masse. Or, dans mes cours d’économie, on me disait bien qu’on ne crée pas de la monnaie, on crée de la richesse. Si on crée de la monnaie à richesse constante, alors la monnaie se déprécie. Ben oui, je crois même bien que c’est une loi économique. Or, ici, nous ne sommes même plus à richesse constante. Nous augmentons la masse monétaire (qui se répercute principalement dans le bilan des banques) et nous réduisons notre production de richesse d’aujourd’hui et nous réduisons notre capacité à en créer demain (éducation à l’arrêt, production de savoir en berne, culture muselée, commerce et tissu économique local détruit). D’ailleurs, c’est assez étonnant de voir que :

    • Les annonces des plans, juste les annonces, ont été immédiatement répercutées sur les indices boursiers, sur les volumes de transactions. Alors que les entreprises du monde réel voyaient leur activités mises à l’arrêt, leur trésorerie à sec, les volumes de transactions boursières et les indices boursiers s’envolaient, boostées par les valeurs du Nasdaq (les géants du numérique) et les big pharma, reléguant les pétroliers à de vulgaires actions secondaires. Inouï, ne serait-ce qu’il y a un an…

    • Malgré des endettements publics satellisés, des économies à l’arrêt, les taux directeurs (le taux d’intérêt que les banques commerciales vont emprunter aux banques centrale) en baisse, voire négatifs. Ça veut dire que ce système fou incite les Etats à emprunter encore d’avantage. Allons-y, argent facile. Alors que normalement, dans la théorie classique, pour un pays dont la création de richesse chûte, nous devrions au contraire voir les taux d’intérêts augmenter. La solvabilité globale du pays devrait constituer un risque supplémentaire. Tous les modèles économiques sont mis par terre. De fait. Nous ne sommes plus dans des modèles connus. Personnellement, je ne comprends pas.

    • Pendant ce temps-là, en Asie, on fait la fête, sans masque. Et on bosse. Le plein régime est revenu et puisque les européens arrêtent d’acheter, qu’ils mettent leur industrie en pièce, nous, Asiatiques, on va se préparer à alimenter et développer notre marché intérieur et améliorer notre intégration économique régionale. Sous nos yeux d’Européens transis, apeurés, effrayés de vivre et de voir ses vieux mourir, est en train de se constituer une nouvelle force économique, intellectuelle, culturelle, démographique centrée sur l’Asie. Nos filtres géopolitiques doivent changer. L’Europe devient alors une zone périphérique, immobilisée, paralysée. Le centre, c’est l’océan Pacifique, c’est l’Asie, avec de nouvelles formes, avec de nouveaux types de relations, avec de nouveaux systèmes administratifs et politiques. L’affaiblissement de l’Europe, que cette crise sanitaire va renforcer va transformer l’Europe en nain géopolitique, en lilliputien économique.

  • Des garanties bancaires. Placées auprès des banques (encore elles ?), pour garantir des prêts pour financer l’investissement. Bonne idée. Sauf que :

    • Les européens ont peur. Ils vont garder leurs petits picaillons au cas où ils perdraient (certainement) leur emploi, qu’on ferait tomber leur retraite. La demande intérieure ne peut pas être motrice dans ce contexte.

    • L’Euro est encore sur-évalué. Et tant qu’on est à ce niveau, nous, en France, avec cet Euro aux mains de la Bundesbank, ça n’est pas près de changer.

    • Le tissu industriel Français notamment est détruit. La relance par l’investissement, la relocalisation ? On rigole je pense.

On revient donc à l’idée première : on endette. Pour faire quoi ? Bof, pas grand-chose : booster la bourse, faire illusion et puis, très rapidement, nous sortir un constat du style :

« Bon, mes petits amis, pendant la crise, que nous avons géré admirablement, où nous vous avons protégé magistralement, la preuve, tous les journaux le disent, et bien nous avons laissé filer les déficits. Maintenant, il va falloir passer à la caisse. Et pour ça, nous avons plusieurs solutions que nous vous vendrons avec le slogan « there is no alternative » :

L’endettement : en voilà une bien bonne idée. En effet, l’endettement, c’est donner du pouvoir à celui qui te prête de l’argent. Il a même intérêt à t’en donner, à t’en promettre, même gratuitement. Parce qu’à un moment donné, il sait qu’il va avoir barre sur toi, qu’il va pouvoir te demander, à toi ou à tes successeurs, de mener des « réformes » en sa faveur. Toi, en fait, tu seras même embauché comme conseiller spécial auprès du patron du groupe qui a donné de l’argent si généreusement au moment de la crise. Tu lui seras toujours plus redevable à lui, pas à ton peuple.

 

1 Il me revient une blague : quelle est la différence entre un oiseau et un politique ? L’oiseau, à un moment donné, il s’arrête de voler…

2 « La sangre no mata la revolución, la riega” (Le sang ne tue pas la révolution, il l’arrose)

 

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