Raoni, 94 ans, reçoit des soins palliatifs après un diagnostic de cancer

Le cacique Raoni Metuktire, figure mondiale de la défense de l’Amazonie et des peuples autochtones, est atteint d’un cancer agressif de l’appareil digestif. À 94 ans, il reçoit désormais des soins palliatifs à domicile, dans le Mato Grosso, entouré de ses proches et d’une équipe médicale.
Dans un article publié le 15 septembre, Le Figaro rapporte que Raoni Metuktire souffre d’un cancer de l’appareil digestif et reçoit des soins palliatifs. Le chef kayapo, âgé de 94 ans, se trouve dans la région de Peixoto de Azevedo, dans l’État brésilien du Mato Grosso, où il est pris en charge à domicile.
L’Institut Raoni indique que les premiers signes de la maladie sont apparus plusieurs mois auparavant, lorsque des douleurs abdominales persistantes ont conduit à des examens. Ceux-ci ont révélé une tumeur à un stade avancé. Le 19 juin, Raoni a été transféré en urgence à São Paulo après une grave obstruction intestinale provoquée par la tumeur. Il a alors subi une intervention chirurgicale destinée à créer un nouveau passage pour les aliments et ainsi améliorer son alimentation et son confort. L’organisation indique qu’il avait déjà connu plusieurs problèmes de santé au cours de l’année 2026.
L’Associated Press précise que les médecins ont privilégié les soins palliatifs en raison de son âge, de son état général et des risques associés à des traitements anticancéreux agressifs. La prise en charge comprend le contrôle de la douleur et des autres symptômes, la prévention des complications, l’hydratation, la nutrition, des soins infirmiers, de la kinésithérapie et un suivi médical. Elle intègre également les pratiques culturelles et spirituelles de sa communauté, avec la présence de sa famille, de membres de son peuple et de guérisseurs traditionnels aux côtés des professionnels de santé.
Raoni est depuis plusieurs décennies l’une des voix les plus connues de la défense des peuples autochtones du Brésil et de la forêt amazonienne. L’Associated Press rappelle qu’il a parcouru le monde pour sensibiliser gouvernements et opinions publiques à la protection de l’Amazonie et aux droits des populations indigènes. Son visage, son plateau labial traditionnel et sa coiffe de plumes sont devenus des symboles internationaux de ces combats. Selon son institut, la priorité est désormais de préserver son confort, sa qualité de vie et sa proximité avec ses proches. Son entourage demande également que sa vie privée et son besoin de repos soient respectés.
Source : France Soir
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