Quesnoy-sur-Deûle : petites frayeurs autour de la gendarmerie, les maires rassurés… mais vigilants

Cet été, le maire de Verlinghem a alerté ses collègues dont les communes dépendent de la gendarmerie de Quesnoy-sur-Deûle. Il avait eu vent d’un projet de fermeture, depuis démenti par les autorités. Explications.


Ce n’est pas la première fois que la rumeur d’une éventuelle fermeture de la brigade queynoysienne court.

Ce n’est pas la première fois que la rumeur d’une éventuelle fermeture de la brigade queynoysienne court.

L’état-major de la gendarmerie nationale a reçu cet été de nombreux courriers : ceux des maires dont les communes dépendent de la brigade de Quesnoy-sur-Deûle. Ils se sont inquiétés, après avoir été alertés par le maire de Verlinghem, d’un projet de fermeture. Le maire de Deûlémont, par exemple, a pris sa plume début août pour demander « l’abandon de ce projet ».

Christophe Liénart a ainsi expliqué que son village est « confronté à une augmentation de vols et cambriolages. La gendarmerie de Quesnoy est une brigade très active et efficace, présente sur tous les fronts et elle apporte une réelle protection à nos populations ». Il a également souligné que les gendarmes « apportent aussi leur collaboration lors des festivités communales », ce qui sera encore le cas ce samedi, pour la grande brocante placée sous haute surveillance (lire La Voix du Nord d’hier et du 20 août).

À son retour de vacances, le maire de Verlinghem et conseiller départemental, qui avait tiré la sonnette d’alarme à la mi-juillet, a reçu une réponse de l’état-major de la gendarmerie. « Le colonel Mirabaud m’assure que ce projet de fermeture n’est pas fondé et qu’aucune décision n’a été prise concernant la brigade de Quesnoy-sur-Deûle », explique Jacques Houssin.

« Coincée en zone police »

L’élu avait eu vent du risque de fermeture de la brigade quesnoysienne auprès du président des Maires du Nord. D’où son inquiétude, sa lettre au colonel Mirabaud puis aux maires des communes voisines.

La réponse de la gendarmerie devrait aujourd’hui le rassurer, mais Jacques Houssin avoue qu’il ne l’est pas « totalement. Il faut rester vigilant ».

Pourquoi ? « Quand on voit ça depuis Paris, la brigade de Quesnoy fait une petite tache coincée dans une zone police », explique le maire de Verlinghem en ajoutant, « mais quand on vient sur le terrain, on se rend compte que cette gendarmerie est totalement légitime et adaptée à la morphologie d’un territoire semi-rural qui justifie totalement la présence d’une brigade ».

Jacques Houssin se dit par contre rassuré par « la démarche de discussion » engagée avec le commandement de la gendarmerie. « Je souhaite maintenant un dialogue constructif », conclut Jacques Houssin qui envisage tout de même de poser la question directement au préfet en septembre, quand celui-ci sera reçu au conseil départemental.

« Il n’y a aucun projet à court terme »

La rumeur de la fermeture de la brigade de gendarmerie quesnoysienne court déjà depuis plusieurs années. Il suffit de regarder une carte pour comprendre : la circonscription couverte par la brigade située rue de Verlinghem est comme une enclave en pleine zone police. Les militaires de Quesnoy sont ainsi géographiquement isolés de leurs collègues de la métropole lilloise, placés comme eux sous l’autorité de la compagnie de Lille. Les défenseurs d’une présence bleue gendarme mettent en avant la ruralité du secteur, peu compatible avec une zone police, normalement plus urbaine.

Elle court, la rumeur, mais elle n’est toujours pas avérée. Le colonel Philippe Mirabaud, commandant le groupement de gendarmerie du Nord, l’assure : « Il n’y a aucun projet à court terme. C’est de la pure prospective, rien d’actualité. » Le colonel a d’ailleurs pris l’initiative de recevoir les élus inquiets dans les prochains jours. « Si c’était le cas, ce serait une réorganisation d’ampleur à faire… On n’y est pas du tout. Il y aurait forcément une consultation des élus.

Source : La Voix du Nord

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