Quand police et gendarmerie s’unissent pour confondre des casseurs

Faits divers – Montauban (82)

«Dans cette affaire il convient d’apprécier la grande synergie développée entre police et gendarmerie», font savoir le Groupement de gendarmerie du Tarn-et-Garonne et la direction départementale de la sécurité publique. Les enquêtes conjointes police-gendarmerie couronnées de succès ne sont en effet pas si fréquentes pour être appréciées à leur juste valeur. C’est effectivement une enquête au long cours que policiers et gendarmes sont parvenus à clore dernièrement en traduisant devant la justice deux mis en cause.

Les faits : dans la nuit du 23 janvier 2014 des individus circulant à bord d’un véhicule Audi A5 de couleur blanche cambriolaient le bureau de tabac de Saint-Nicolas de la Grave. Après avoir forcé la porte vitrée et arraché en partie le volet de protection du commerce, ils pénétraient à l’intérieur et parvenaient à dérober des cartouches de cigarettes. Mais confrontés au propriétaire des lieux alerté par l’alarme, ils étaient mis en fuite par ce dernier qui tirait deux coups de feu en direction du véhicule. L’Audi A 5 qui était signalée volée était peu après découverte incendiée près de Corbarrieu.

Prison ferme et amendes

La gendarmerie se saisit de l’affaire avant de se rapprocher des enquêteurs du commissariat de police de Montauban, le véhicule Audi ayant été volé entre le 3 et 4 janvier 2014 dans la cité d’Ingres lors d’un cambriolage. Les policiers apprenaient dans la foulée que le véhicule en question aurait en fait été cédé à un tiers, lequel est suspecté d’avoir participé au cambriolage du bureau de tabac. le Parquet de Montauban décide alors de co-saisir Gendarmes et policiers dans le cadre de cette enquête. Le 25 juin 2014, les militaires de la compagnie de Castelsarrasin et les e-nquêteurs de la BSU du commissariat de Montauban procédaient à l’interpellation du propriétaire de l’Audi A5, suspecté de fausse déclaration et d’escroquerie à l’assurance. Ils procédaient aussi à celle du tiers, en possession du véhicule. À l’issue de l’enquête de flagrance, les investigations se poursuivaient sur commission rogatoire. Elles aboutissaient finalement à la comparution des auteurs. Les deux mis en cause ont donc été jugés à l’audience correctionnelle du TGI de Montauban le 27 janvier dernier. L’auteur principal a écopé de 30 mois d’emprisonnement dont 6 avec sursis. Il a regagné la maison d’arrêt pour purger sa peine. Le complice qui avait faussement déclaré volée son Audi A5 a pour sa part été condamné à 8 mois de prison avec sursis (ainsi qu’à une peine d’amende et de dommages et intérêts)

Source : La Dépêche du Midi

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