Pyrénées : impressionnant dispositif de la gendarmerie pour une expulsion de la Goutte d’eau

Pyrénées : impressionnant dispositif de la gendarmerie pour une expulsion de la Goutte d'eau

Eric Pétetin (à droite) face aux forces de l’ordre

Les quelques personnes qui vivaient encore à la Goutte d’Eau, l’ancienne gare de Lescun-Cette-Eygun, ont été expulsées ce mercredi matin. Un impressionnant dispositif de la gendarmerie s’est rendu sur place, bloquant les différents accès au site et empêchant toute tentative de prendre des photos.

Plusieurs camions de déménagement étaient sur place, ainsi que des ouvriers  probablement requis pour murer le bâtiment principal. Le sous-préfet d’Oloron Samuel Bouju était également sur les lieux.

L’endroit, depuis longtemps occupé par des militants écologistes et des squatteurs, avait déjà été expulsé et réinvesti depuis par Eric Pétetin et ses amis, mais il appartient à Réseau ferré de France. Il a longtemps servi de repaire pour les opposants radicaux aux travaux routiers en vallée d’Aspe, notamment à l’époque du percement du tunnel du Somport.

Eric Pétetin, la semaine dernière

Ces dernières semaines, la Goutte d’eau avait déjà fait l’objet d’une attention particulière de la part des gendarmes avec l’organisation de deux soirées techno qui avaient rassemblé plusieurs centaines de personnes de toute la région, sans incident particulier.

Pourquoi cette expulsion ?

Petit rappel des faits en quatre points…

1) Réseau Ferré de France, propriétaire de ce site, engage en 2011 une procédure en justice pour mettre un terme à l’occupation des lieux par des membres de l’association “Les Amis de la Goutte d’eau”.

2) Le tribunal d’instance d’Oloron-Sainte-Marie ordonne le 23 juin 2011 l’expulsion des occupants de ce site.

3) Le 22 décembre 2011, un accord intervient entre RFF et les occupants. Ces derniers ont le droit de rester sous certaines conditions et si les travaux de mise en sécurité sont effectués.

4) Ces conditions (notamment le fait de ne pas organiser de concerts avant la fin des travaux) n’ayant pas été respectées, l’accord est rompu. L’expulsion a donc été ordonnée, après le terme de la période hivernale.

Source : Sud-Ouest

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