Puy-de-Dôme : Deux familles de gendarmes tués par un forcené fin 2020 à Saint-Just déposent plainte contre X pour « homicide involontaire »

PLAINTES Durant la nuit du 22 au 23 décembre 2020, près d’Ambert (Puy-de-Dôme), Frédérik L., 48 ans, avait abattu trois gendarmes et gravement blessé un quatrième

Les gendarmes abattus par un forcené à Saint-Just, près d’Ambert (Puy-de-Dôme), fin 2020, « n’avaient visiblement aucune chance », résume La Montagne, qui révèle cette suite judiciaire.
Deux plaintes contre X pour « homicide involontaire » viennent d’être déposées auprès du procureur de la République de Clermont-Ferrand par les conseils de deux familles de ces militaires décédés dans l’exercice de leurs fonctions. Les avocats justifient ces démarches « car les familles ont besoin de connaître toute la vérité ».
Dans la nuit du 22 au 23 décembre 2020, Frédérik L., 48 ans, avait abattu trois militaires et gravement blessé un quatrième, tandis qu’ils intervenaient pour porter secours à la compagne du forcené. Victime de violences conjugales, elle s’était alors réfugiée sur le toit de la maison familiale.

Lourdement armé, l’homme avait incendié le bâtiment puis s’était enfui à bord de son véhicule, avant d’être retrouvé mort, une arme à la main.

« L’enquête montre qu’il y a eu des manquements successifs de transmission des informations ce soir-là »

Les informations recueillies lors du drame par le Corg (le centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie), selon lesquelles le forcené était lourdement armé, n’auraient été transmises que partiellement aux hommes sur le terrain, selon des éléments d’enquête révélés ce lundi par le quotidien régional.

Selon Me Anne-Laure Lebert, avocate de l’une des familles, « la consigne d’attendre le Gign (le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale) n’a jamais été donnée et on a envoyé sur une scène de guerre un gendarme de 21 ans qui n’avait quasiment jamais manié une arme ».
Contactée par l’AFP à Paris, la gendarmerie nationale n’a pas répondu dans l’immédiat. Dans le cadre de l’information judiciaire pour « assassinat » et « tentative d’assassinat » ouverte après les faits, les familles avaient réclamé une reconstitution. En vain. Leurs avocats ont annoncé avoir formé un pourvoi en cassation sur ce point.

Source : 20 Minutes

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