Présence renforcée des services de gendarmerie et de police

Autour du sous-préfet Christian Robbe-Grillet, les représentants de la gendarmerie et de la police./Photo DDM.

Autour du sous-préfet Christian Robbe-Grillet, les représentants de la gendarmerie et de la police./Photo DDM.
 

C’est l’heure des bilans en matière de sécurité sur l’arrondissement de Villefranche, quelque peu élargi depuis ce début d’année. Un constat : les faits élucidés sont en hausse.

Pour son premier bilan de la sécurité dans l’arrondissement de Villefranche, le sous-préfet Christian Robbe-Grillet a d’abord rappelé que depuis ce 1er janvier, l’arrondissement de Villefranche s’est agrandi de 32 communes supplémentaires du Rignacois, du Baraquevillois et du Naucellois. D’où la présence, en plus du commandant de la compagnie de gendarmerie de Villefranche Rodolphe Part et du chef de circonscription de la sécurité publique de Decazeville Jean-Michel Verlaguet, du commandant de la compagnie de gendarmerie de Rodez, le chef d’escadron Pascal Froment.

Parmi les points à relever, en matière de sécurité routière, la situation est quasi stable (avec six accidents mortels, on en enregistre un de plus qu’en 2015). Par contre, comme l’a souligné le sous-préfet, «il y a de plus en plus de contrôles pour inciter les gens à la prudence».

Pas d’homicide en 2016, mais un total de 1 191 effractions (1 137 en 2015). Parmi celles-ci, les points forts étant les atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes avec 366 faits (contre 289 en 2015, soit 26 % de plus). Hausse aussi des infractions économiques et financières, en particulier via internet (252 faits en 2015 contre 321 en 2016). À noter à ce niveau la montée en puissance de nouvelles formes de délinquance, notamment avec le phénomène du «fishing.» 179 effractions avaient été constatées en 2015, elles sont de 242 en 2016 (soit une hausse de 35 %).

La mobilisation des différents services de sécurité liée au plan Vigipirate et la lutte contre le terrorisme ont permis de faire remonter nombre d’affaires. En particulier sur le territoire villefranchois en zone gendarmerie.

Ce que le commandant Part a mis en avant en soulignant que les contrôles répétés, sur réquisition du parquet ou du préfet, ont engendré une hausse des faits en lien avec les stupéfiants. «Nous avons aussi accentué la vigilance sur la consommation et la revente à proximité des établissements scolaires», rappelle-t-il. Ainsi, sur les 128 faits constatés à ce niveau, 19 le furent pour des cas de conduites sous l’emprise de stupéfiants.

Il insista aussi sur un bon taux d’élucidation (à 44 %, soit + 4 %). Sur le territoire du Grand Villefranchois, le commandant de compagnie fait état d’une délinquance générale en hausse. L’effort consenti dans le domaine de la police judiciaire a permis d’entendre 555 personnes (484 en 2015). Quant aux cambriolages «qui créent un sentiment d’insécurité et de violation de l’intimité, ils sont en hausse de 12 % (avec 215, cela fait 23 de plus qu’en 2015). Au niveau routier, les équipes de gendarmerie ont enregistré autour de 1 000 infractions.


Dans le bassin : une situation quasi stable

Sur les six communes du Bassin (Decazeville, Aubin, Firmi, Cransac, Viviez et Boisse-Penchot) situées en zone police, le commandant Jean-Michel Verlaguet a souligné une certaine stabilité au niveau de l’accidentologie. Par contre, il note une hausse de la conduite sous l’emprise des stupéfiants (29 en 2015 contre 34 en 2016), ainsi qu’en matière de conduite malgré l’annulation de permis (38 procédures). Il insiste sur le gros travail mené par ses équipes en matière de prévention en milieu scolaire, comme au niveau du grand public.

La délinquance plus globale affiche une baisse de 2 %. Avec un bémol lié à l’augmentation de 12 % des menaces verbales. «Peut-être, note le commandant, que les gens hésitent moins à nous en parler». Si les vols avec effraction diminuent (637), les interpellations en flagrant délit ont ralenti les velléités. En matière de stupéfiants, plusieurs dossiers importants ont été résolus grâce à un travail de fond mené entre police et gendarmerie. «Mais nous restons très vigilants quant aux allées et venues de nouveaux toxicomanes». Il insiste également sur l’extrême vigilance qui est de mise pour lutter contre la radicalité. «Grâce à un important travail d’écoute, nous faisons le maximum en matière de remontées d’information liées à des changements de comportement ou de manière de s’habiller, car nous avons une population défavorisée qui peut être une proie facile…». Jean-Michel Verlaguet souligne 61 % de faits élucidés – «un taux record» – il convient de «relativiser car nous sommes dans une délinquance locale identifiée».

Source : La Dépêche

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