Près de Rennes, un retraité jugé pour avoir menacé de mort un gendarme

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Le retraité est condamné à une peine de huit mois d’emprisonnement dont cinq mois avec sursis et mise à l’épreuve. | Photo : Joël Le Gall
L’homme de 65 ans, domicilié à Noyal-Châtillon-sur-Seiche, aurait appelé plusieurs fois un gendarme sur sa ligne professionnelle, en l’insultant et en le menaçant de l’attendre avec une kalachnikov. Le maréchal des logis-chef l’avait informé de sa convocation à la gendarmerie, dans une affaire le concernant, en lui proposant de venir le chercher pour le conduire sur place.Le prévenu, un homme de 65 ans, à la barbe grise et aux cheveux rares qui lui lèchent les épaules, soupire : « Je n’ai rien à dire. » Le président du tribunal le relance : « Étiez-vous alcoolisé ? » « Peut-être… Sûrement. » « Combien d’armes aviez-vous, au total ? » « Avec les factices ? Une dizaine. » Six infractions sont reprochées au retraité, jugé en comparution immédiate, ce mardi 12 décembre.

Cinq jours plus tôt, il aurait appelé plusieurs fois un gendarme de Vern-sur-Seiche, en l’insultant et en le menaçant de l’attendre avec une kalachnikov. Le maréchal des logis-chef l’avait informé de sa convocation à la gendarmerie, dans une affaire le concernant, en lui proposant de venir le chercher pour le conduire sur place.

C’est ainsi que l’homme qui habite la commune s’était retrouvé en possession des coordonnées téléphoniques professionnelles du gendarme.

Le gendarme l’a contrôlé trois mois plus tôt

« C’est pas malin. Je regrette », concède-t-il. Lors d’une perquisition effectuée à son domicile, plusieurs armes de catégories B et C, détenues sans autorisation ou sans déclaration, ont été saisies : quatre carabines, un pistolet, des munitions…

On reproche également au prévenu d’avoir conduit un cyclomoteur sous l’empire d’un état alcoolique, alors que son casier judiciaire compte déjà cinq condamnations pour des faits identiques. Sa dernière interpellation remonte au 9 septembre dernier. L’un des gendarmes qui l’avaient contrôlé est le militaire ayant subi les menaces, jeudi dernier.

Le retraité est condamné à une peine de huit mois d’emprisonnement, dont cinq mois avec sursis et mise à l’épreuve. Il devra se soigner, indemniser le gendarme à hauteur de 400 € et ne doit pas fréquenter de débits de boissons, pendant trois ans. Il lui est interdit de posséder des armes. Déjà incarcéré dans le cadre d’une autre peine, il reste en prison.

Source : Ouest-France

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