Policier suspendu à Sevran par le préfet Lallement : des casques bleus à touche pas à mon grand frère

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En 2012, le maire de Sevran avait réclamé des casques bleus pour rétablir l’ordre dans sa ville, allant même jusqu’à la grève de la faim, avant de finalement jeter l’éponge face aux gangs de dealers et à un Etat totalement impuissant.

Aujourd’hui, une banale vidéo dans laquelle on voit un grand frère de la cité, embauché et payé par la ville de Sevran, refuser son interpellation et se battre à coups de poings avec un policier, confirme de quel côté se place la puissance publique.

La dictature des réseaux sociaux et du tweet, la lâcheté et l’instrumentalisation politico-médiatiques auront, une fois encore, eu la peau de l’un de nos collègues.

Doit-on rappeler l’usage de la force ordonné par les pouvoirs publics à l’encontre des Gilets jaunes : des milliers de blessés et des dizaines de manifestants mutilés avec le soutien sans faille et les encouragements du gouvernement, jugeant les blessures de guerre infligées au peuple, légitimes ?

Mais quand il s’agit du grand frère de la cité, du gentil caïd qui maintient la paix sociale en échange du retrait de la République du quartier, là, touche pas à mon grand frère..

Doit-on rappeler la pénétration des narcotrafiquants dans la vie municipale en banlieue ? De Bagnolet en passant par Sylvie Andrieux en PACA, tous ces mécanismes sont parfaitement connus et identifiés.. Mais silence radio..

La garde à vue de cette nouvelle victime à la sauce Théo, inventée de toutes pièces par les réseaux sociaux et les médias, a été levée par la justice pour raisons médicales.. Pourtant, pour se battre avec notre collègue, ce grand frère était plutôt en bonne santé..

Bilan ? Le caïd est dehors avec le statut de victime et notre collègue est suspendu avec le statut d’auteur..

Comme quoi en France, il vaut mieux être dealer que Gilet jaune ou flic..

Source : France Police

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