Patrick Deroche quitte la gendarmerie

L’adjoint au commandant de compagnie était en poste depuis six ans et demi à Saint-Jean-d’Angély

Patrick Deroche quitte la gendarmerie

Le capitaine Patrick Deroche, mercredi soir, lors de son pot de départ (ici avec son épouse) à la salle Aliénor-d’Aquitaine

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l avoue avoir du mal à l’intégrer mais, dans quelques semaines, le capitaine Patrick Deroche sera « rayé des cadres » de la gendarmerie nationale. Mercredi soir, dans la salle Aliénor-d’Aquitaine, le futur retraité en a pris conscience. En fonction depuis six ans et demi à Saint-Jean-d’Angély, où il occupait le poste d’adjoint au commandant de compagnie, il est revenu sur une carrière de trente-sept ans qui lui a permis de connaître quasiment tous les aspects de la vie d’un gendarme.

Sa carrière s’est déroulée en trois temps : premièrement dans le Var, suivi d’un épisode outre-mer et, enfin, la découverte du Poitou-Charentes. « Dans le Var, j’ai commencé dans la gendarmerie mobile, suis devenu officier de police judiciaire », se souvient le futur ex-gendarme. À partir de 1991, il a ensuite été affecté… dans l’archipel des Marquises.

Auprès de Raffarin

Là-bas, sur ce bout de caillou perdu dans l’océan pacifique qu’est Hiva-Oa (l’île où sont enterrés Paul Gauguin et Jacques Brel), Patrick Deroche a vécu des moments très forts. « J’y ai assumé beaucoup de fonctions : gendarme bien sûr, mais aussi notaire, huissier, douanier… » Ses filles ont été marquées par ce séjour lointain. « Elles sont toujours marquisiennes dans leur tête, même si elles n’y sont pas nées », révèle le capitaine.

Après quatre années intenses, place au Poitou-Charentes. Avec notamment une affectation à Jaunay-Clan, où il a dû assurer la sécurité d’un certain Jean-Pierre Raffarin, habitant de cette commune et accessoirement Premier ministre !

Un autre poste en Guadeloupe, puis de nouveau le Poitou-Charentes et, depuis septembre 2007, Saint-Jean-d’Angély précisément. « J’ai travaillé avec trois commandants : Frédéric Metz, Patrick Perrot et Yves Rétho (en poste depuis septembre 2013). Et côtoyé trois sous-préfets : Robert Rouquette, Frédéric Brassac et Édith Harzic », énumère Patrick Deroche. Dans quelques jours, il va quitter la Charente-Maritime « le cœur gros », pour rejoindre la région d’origine de son épouse : l’Alsace. Triste de quitter « la grande famille de la gendarmerie », il semble appréhender l’après. « J’espère vite trouver une autre occupation professionnelle. Ce ne sera pas dans la sécurité. Dans le domaine juridique, cela me plairait bien », confie le capitaine, qui a reçu évidemment, de la part de ses collègues, des cadeaux ainsi que des signes d’amitié et de reconnaissance.

Source : Sud-Ouest

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