Passeports diplomatiques : l’Élysée fait le ménage

Contrecoup de l’affaire Benalla. Les services présidentiels ont décidé de durcir les conditions d’obtention des passeports diplomatiques, explique « Le Parisien ».

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Trop, c’est trop. Après les « dysfonctionnements » de l’Élysée dans l’affaire des passeports diplomatiques d’Alexandre Benalla, Benjamin Griveaux avait promis des mesures. Elles auraient été mises en application ces dernières semaines selon Le Parisien.

Concrètement, plusieurs collaborateurs de l’Élysée ont été forcés de rendre leur passeport diplomatique. Une mesure que certains considéreraient comme « vexatoire ». Désireux de ne pas voir une nouvelle affaire comme celle de l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron se produire à nouveau, les services de l’Élysée ont même décidé de revoir tout le processus d’attribution. Jusque-là, il n’y avait tout simplement « pas de règle clairement établie ».

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Des critères établis par l’Élysée

Désormais, les choses seraient différentes selon Le Parisien. Pour y avoir le droit, le salarié doit pouvoir en justifier le besoin réel dans le cadre de ses missions pour la présidence, être « amené de manière régulière, à réaliser des missions de reconnaissance ou des missions de déplacement au côté du président de la République ». Une sélection qui réduit le champ des services pouvant bénéficier d’un tel document au pôle diplomatique, à l’état-major particulier d’Emmanuel Macron et à certains membres du GSPR (groupe de sécurité de la présidence de la République). Une source du quotidien annonce qu’une dizaine de personnes auraient dû restituer leur passeport. L’Élysée préfère parler de deux à trois personnes.

Surtout, cette décision s’inscrit dans un cadre plus large. Les services du Château révisent certaines règles internes, définissent les missions des différents services et créent des fiches de postes.

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