Par identification au personnage ou par simple fatalité, Emmanuel Macron s’exposerait-il au sort de John-Fitzgerald Kennedy ?

Qui connait précisément les commanditaires et les buts de l’assassinat de John Kennedy, le plus jeune président des Etats-Unis (comme l’est en France Emmanuel Macron) ? Peu de personnes assurément. Le Général de Gaulle, complotiste avant l’heure, avait une opinion tranchée. A son retour des funérailles, il résume ainsi ses impressions à Alain Peyrefitte : Lee Harvey Oswald n’est qu’un « faux assassin », Jack Ruby un « indicateur  » agissant pour le compte de responsables de la police « de mèche avec les ultras ». Et il conclut : « On ne saura jamais la vérité. Car elle est trop terrible, trop explosive : c’est un secret d’État. Ils feront tout pour le cacher : c’est un devoir d’État. Sinon, il n’y aurait plus d’États-Unis  ». (Wikipédia)

John Kennedy n’avait apparemment aucune connaissance du complot qui se tramait contre sa personne, sans quoi il n’aurait certainement pas circulé dans les rues de Dallas accompagné de sa femme dans une décapotable et à vitesse réduite. A moins bien sûr d’une incrédulité forgée à force d’éventuelles mises en garde répétées et abusives dans les suites de la crise de la baie des Cochons et des missiles de Cuba, ou d’une témérité insensée lui faisant braver le danger.

Si un tel contexte international est absent en France, la situation y est néanmoins exceptionnellement tendue. Et malgré cela Emmanuel Macron s’est montré tout aussi confiant quand il s’est précipité, en courant, sans en avertir ses gardes du corps, vers le public restreint qui l’acclamait, avant de recevoir sa gifle. Gifle que l’extravagant et téméraire Francis Lalanne ne pouvait forcément qualifier que de « petite caresse un peu appuyée sur la joue du Président » en comparaison du coup d’Etat qu’il avait appelé de ses vœux en janvier 2021. Un appel à une insurrection militaire indifférenciée exhortant – sans préciser s’il s’adressait aux Alexandre Langlois et autres Noam Anouar de l’armée – les « plus hauts dignitaires de l’armée à venir au secours du peuple » gravement mis en danger par la gestion délirante de la covid-19, et « par voie de conséquence, de mettre fin à l’exercice du mandat de l’actuel président de la République ».

L’auteur de la gifle a été condamné en comparution immédiate à 4 mois de prison ferme et 14 mois avec sursis, de privation des droits civiques durant 3 ans, et à une obligation de soins psychologiques, lesquels constituent un véritable paradoxe dans la mesure où l’existence de troubles psychologiques au moment des faits bénéficie en temps normal d’une atténuation, voire d’une absence de peine. Je rappelle que l’agresseur plus énergique de Nicolas Sarkozy fut condamné à 6 mois de prison avec sursis.

Cette course insensée vers le danger ne relève-t-elle pas chez Emmanuel Macron d’un mouvement impulsif quasi-suicidaire de la part d’un chef d’Etat qui n’est pas sans ignorer que de nombreux signaux sont au rouge ? A commencer par l’appel inédit lancé par des militaires en retraite, à ce point menaçant qu’il laissa le pouvoir et les médias sans voix jusqu’au retour de JL Mélenchon de Bolivie, et publié dans Valeurs Actuelles le jour du soixantième anniversaire du putsch d’Alger [1]. Un appel qualifié de séditieux suivi d’un contre appel à peine moins problématique par d’autres officiers [2],[3], et enfin d’un dernier appel de militaires, d’active cette fois et anonymes, en date du 9 mai, soutenant sans aucune réserve leurs ainés [4]. Pas plus il n’ignorait la cavale du militaire belge Jürgen Conings, un tireur d’élite dénonçant, lui, la gestion de la covid-19 contrairement à ses collègues français. Ses cibles étaient les représentants de l’Etat et les spécialistes alarmistes du coronavirus, en particulier le très médiatique virologue Marc Van Ranst. Il a échappé pendant plus d’un mois à la traque de plusieurs centaines de militaires européens. A son sujet Ouest-France titrait le 2 juin : Militaire en fuite : il « va frapper à un endroit où on ne l’attendra pas ». Il se serait finalement suicidé [5].

L’ensemble de ces éléments constitue à l’évidence un climat pour le moins menaçant. Pourquoi le Président n’en a-t-il tenu aucun compte ? Ignore-t-il la haine profonde et étendue dont il est l’objet ? Continuerait-il à penser que son éloquence et sa capacité à charmer suffisent à faire de lui un être adulé par l’ensemble d’un peuple, à l’image de sa cour fascinée ? En serait-il venu à se convaincre qu’en politique les faits et les actes sont finalement très secondaires, que définitivement la politique est avant tout une affaire de discours ? N’a-t-il pas mesuré qu’il n’a guère apporté de satisfactions aux Français hormis aux plus riches et qu’il détruit le patrimoine social, économique et idéologique de la France au bénéfice de transnationales rendues ivres par l’hubris ? Lui le Président de la France aurait-il oublié que la devise du pays dont il a la charge est Liberté, Egalité, Fraternité actualisée depuis quelques décennies en Solidarité ? Souffrirait-il d’un déni généralisé le mettant gravement en danger ?

D‘autant que ce climat hostile s’était trouvé accentué par des personnalités médiatiques exaspérées. Jean-Marie Bigard, l’humoriste vulgaire comme il se dénomme lui-même et populaire au point d’avoir déjà rempli un stade de France, a ainsi pu exprimer publiquement et très calmement son souhait de voir « crever » Agnès Buzin et Olivier Véran, sans pour autant, lui, faire l’objet d’une procédure judiciaire d’urgence. Pareillement à Francis Lalanne, Gilet Jaune lui aussi, sa poursuite judiciaire semble impossible, bien trop redoutée par un Pouvoir pris au piège de sa propre violence déployée contre ce mouvement populaire. Invité dans une émission d’Hanouna à commenter les propos de Bigard, le journaliste Richard Boutry, hors de lui, qualifia le très inquiétant et méprisant Laurent Alexandre, créateur de Doctissimo et fervent transhumaniste, d’assassin. (Débat autour des propos polémiques de Jean-Marie Bigard sur la crise sanitaire et le gouvernement – YouTube). Tandis que sur un autre plateau la vénérable historienne et philosophe Mona Ozouf traitait Didier Raoult de criminel. Une atmosphère empoisonnée ignorée même du temps du détestable Sarkozy.

Et malgré ce climat d’une hostilité sans précédent depuis de Gaulle, Emmanuel Macron s’empresse d’aller au contact d’un public inconnu. A-t-il encore toute sa raison ?

N’avait-il pas préalablement déclenché une bouffée délirante collective par l’instrumentalisation de la peur épidémique, un acte relevant véritablement du tabou politique ? N’a-t-il pas usé d’un confinement général inédit et parfaitement insensé à des fins, entre autres, de neutralisation de la contestation sociale ? Et finalement n’est-il pas atteint lui aussi par la contagion délirante dont il porterait une responsabilité écrasante ? Il relève de la plus élémentaire exigence politique d’interroger de tels comportements.

D’autant qu’il a répété le 3 juin ces propos mystérieux et menaçants avancés pour la première fois en décembre dernier lors de sa longue interview au média en ligne Brut : « Peut-être que je devrais faire des choses dans la dernière année, dans les derniers mois. Dures, parce que les circonstances l’exigeront, et qui rendront impossible le fait que je puisse être candidat« . Répétition sur lesquelles s’interroge longuement et non sans inquiétude Florian Philippot dans une de ses vidéos quotidiennes : « Des décisions dures cet été qui empêcheront ma candidature » : l’énigmatique phrase de Macron.

Des propos qu’il faut mettre en miroir avec ceux tenus par les divers parlementaires s’exprimant dans la chronique vidéo de Serge Faubert : « Hystérisation de la politique : ça suffit ! », et qui émettent des prévisions de violence armée. En miroir également avec les convictions formulées par Jean-Luc Mélenchon, que l’on retrouve également dans cette chronique, lourdes de sens implicite, que ce soit sur l’affaire Mehra (serait-il devenu « complotiste », c’est-à-dire légitimement suspicieux, ou détenteur d’informations ignorées ?), ou sur la survenue d’un hypothétique meurtre dans la semaine précédant l’élection présidentielle. Ces insinuations sans lien chronologique avec l’agenda politique défini par les sombres menaces du Président de la République, témoignent de la part d’un vieux routier de la politique de la perception d’un état d’esprit inquiétant chez Emmanuel Macron. Il faut noter que, très curieusement, aucun journaliste, enclins comme à leur habitude à brocarder JL Mélenchon, n’a interrogé le sens profond de ces assertions pourtant explosives.

Emmanuel Macron s’affiche de plus en plus comme un homme politique à l’équilibre psychologique et aux projets violents pour le moins inquiétants. Sont-ils appréhendés à leur juste mesure par une classe politique soucieuse de démocratie ? Quels peuvent bien être ces graves évènements connus de lui, dont il connait la date de survenue et qui nécessiteraient des réponses exceptionnellement « dures » ? Pourquoi les parlementaires n’exigent-ils pas des éclaircissements ? De quels nouveaux drames, venant se surajouter aux innombrables dégâts causés par sa gestion politique délirante de la covid-19, attendront-ils la survenue, au lieu de se saisir dès à présent de leur pouvoir ? N’est-il pas de leur devoir élémentaire d’obtenir à tout prix une réponse claire de ce que cachent les menaces proférées par un président de la République manifestement dépassé par les évènements qu’il s’est ingénié à créer depuis quatre ans, et auxquels il tente de répondre de manière très inquiétante. Ne mesurent-ils pas que de telles menaces sont possiblement insensées, ou des leurres, puisque contre toute logique il persiste à les maintenir sous le sceau du secret, et qu’elles sont de toute façon profondément anxiogènes, et à ce titre ne pouvant qu’aggraver une situation générale déjà intenable ? S’ils devaient s’interdire d’user de leur pouvoir constitutionnel, il ne leur faudra pas s’étonner et s’indigner avec une absolue hypocrisie d’une issue violente déjà pronostiquée par eux, quand elle n’est pas clairement annoncée par le Président lui-même. Que cette violence soit celle d’un individu isolé (des Brutus, des Georg Elser ou autres Claus von Stauffenberg ont parsemé l’Histoire), celle d’une frange fasciste ou fascisante de l’armée et de la police (les militaires démocrates eux ne se sont pas exprimés), ou à l’inverse d’une violence d’Etat déclenchée par Emmanuel Macron.

Et apparemment une toute autre violence que celle à laquelle est soumise la population depuis plus d’un an au travers d’une gestion délirante de la covid-19. Depuis le 15 juin, contre toute logique sanitaire, les jeunes de 12 à 18 ans chez qui la létalité de l’infection respiratoire est quasi-nulle sont la cible d’une vaccination expérimentale dont le risque mortel est pourtant loin d’être nul. Ne peut-on pas la qualifier objectivement chez eux de criminelle ? Et il est question désormais de s’en prendre aussi aux enfants en bas âge. Quand s’arrêtera ce délire, qu’il faut manifestement appréhender au sens authentiquement pathologique du terme ?

Parlementaires, votre responsabilité pleine et entière est très sérieusement sollicitée par les évènements : REVEILLEZ-VOUS !

Informations sur la bouffée délirante collective :

1- La bouffée délirante collective de la covid-19 (ou « Le délire collectif de la covid-19 » – Anthropo-logiques)

2- Covid-19 : l’exemple de la rumeur délirante, dite d’Orléans, de mai 1969

3- Covid-19 : de la difficulté à admettre l’existence d’une bouffée délirante collective (1)

4- Covid-19 : les difficultés à admettre l’existence d’une bouffée délirante collective (2)

5- Etat des lieux du délire covidéen

Coronavirus : un délire collectif ? | Mondialisation

Folie dansante, hilarité irrépressible et nonnes possédées : histoires d’hystéries collectives – France Culture 

Sorcières, juifs, communistes, covidés. A propos des épidémies de déraison dans l’Histoire

L’épidémie de danse à Strasbourg (1518) – YouTube

La très questionnante saga de l’Escherichia Coli Entéro-Hémorragique

JGciKCzrNqJ_La-rumeur-délirante.pdf

Quand la psychose fait dérailler le monde – Tracts – GALLIMARD

Le virus de la peur ; ou comment le monde entier est devenu fou – Olivier Chailley 

Ce virus qui rend fou, de Bernard-Henri Lévy | Éditions Grasset

Bouffée délirante de l’Etat -Darius – Raoult 16.09.2020 – YouTube

Appel à la résistance civile et au réveil des consciences | Nouvelle version

Auteur de l’article

Thierry Gourvénec

Source : Agoravox

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