Notre-Dame-des-Landes : les gendarmes en attente de la reprise des expulsions dans la ZAD

Les forces de l’ordre se félicitent de leurs opérations de « concours de la force publique » et des destructions menées « squat par squat ».

French gendarmes apprehend a protester during clashes in the zoned ZAD (Deferred Development Zone) in Notre-Dame-des-Landes

Après avoir concouru à l’éviction de 29 squats sur les 97 recensés à Notre-Dame-des-Landes, la gendarmerie nationale est désormais dans l’attente de pouvoir poursuivre ses opérations. Le 14 mai, le comité de pilotage réuni par la préfecture de Loire-Atlantique doit analyser les demandes de régularisation déposées par des occupants de la « zone à défendre » (ZAD). Au 23 avril, 41 avaient été dénombrées – dont 28 pour des projets agricoles. A l’issue de cet examen, les expulsions devraient reprendre pour conclure l’opération de gendarmerie débutée le 9 avril et dont les autorités se disent, jusqu’à présent, satisfaites. « La mission a été remplie », résume un cadre de la place Beauvau.

Les forces de l’ordre ont d’abord procédé au démantèlement de squats dans un périmètre entourant la route départementale 281, aussi appelée « route des chicanes », qui est l’un des principaux axes traversant la ZAD. Le ciblage a procédé à la fois d’une analyse juridique et d’un choix d’opportunité. « Ça a été compliqué et on a travaillé squat par squat, en interministériel, détaille une source proche du dossier. Il est évident que nous n’allions pas dégager des occupants historiques qui ont vocation à se voir rétrocéder leur terrain. C’était difficile de faire plus. »

Les parcelles n’abritant ni des habitats en « dur » ni des projets agricoles ont été privilégiées : 29 squats au total ont été évacués, puis détruits. Cette première phase a été présentée non pas comme une opération de maintien de l’ordre, mais comme un « concours de la force publique » à des décisions judiciaires d’expulsion. « Ce sont les huissiers qui sont à la manœuvre, a insisté le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Richard Lizurey, interviewé sur la chaîne BFM-TV. Aucun gendarme ne procède à des déconstructions. Nous accompagnons le mouvement », assure-t-il.

Moyens considérables

En engageant 2 500 militaires sur…

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