Mutualisation et connexion, nouveaux outils de la gendarmerie

EN COMPAGNIE DES GENDARMES. Parce qu’un gendarme est précieux sur le terrain, les brigades évoluent. Regroupement des moyens et des personnels, tablettes connectées ou nouveaux modes de transport… Les militaires comptent sur de nouveaux outils pour gagner en efficacité.

Lors d’un gros contrôle routier, les équipes de Fauquembergues et celles de Lumbres travaillent main dans la main.

Lors d’un gros contrôle routier, les équipes de Fauquembergues et celles de Lumbres travaillent main dans la main.

L’assise territoriale de la compagnie de gendarmerie de Saint-Omer repose sur plusieurs brigades installées d’Audruicq à Saint-Martin-lez-Tatinghem, en passant par Lumbres. Certaines sont indépendantes, bien que sous la main du commandement, d’autres se sont regroupées. Les premières, dites «  brigades territoriales  » fonctionnent sur un seul lieu, c’est le cas à Aire-sur-la-Lys ou Tatinghem.

« À Aire-sur-la-Lys, notre activité se concentre sur le quartier prioritaire »

Chacune a sa spécificité, «  à Aire-sur-la-Lys, notre activité se concentre sur le quartier prioritaire, c’est là que se déroule la majorité des incivilités, traduit l’adjudant Blanckaert. Mais beaucoup d’interventions n’amènent pas toujours à des procédures. Notre métier, c’est 80 % de psychologie, on écoute, on rassure et oriente vers les services adaptés. » Depuis peu, la brigade fonctionne avec des VTT, offerts par le conseil citoyen de la ville. «  Ça nous permet surtout de nous rendre dans des endroits inaccessibles en voiture. On est plus rapide et plus discret qu’à pied. On peut accéder aux petites ruelles ou aux squares pour la constatation de trafic de stupéfiants. »

Fusions

Certaines brigades, plus rurales et à faible effectif ont fusionné, c’est le cas de Fauquembergues et de Lumbres en 2015 (51 communes en tout). «  Jusque-là, on était moins efficace, car on faisait des services en double. Aujourd’hui, ça permet d’accroître les patrouilles sur le terrain, détaille le major Merlier, mais également de pouvoir offrir le repos dû à chacun. »

Désormais, c’est service commun. Dans les faits, les casernes restent mais les patrouilles sont regroupées sur un territoire plus grand. «  Ça permet de mettre plus de gendarmes sur le terrain plutôt que d’avoir deux accueils ouverts en permanence. »

« Notre bureau avec nous »

Depuis un an, les gendarmes ont un nouveau compagnon, numérique. Néogend, une tablette qui permet d’établir les procès-verbaux et de les envoyer directement au centre de traitement, mais surtout d’obtenir de précieuses informations avec une simple carte d’identité ou une plaque d’immatriculation : nombre de points, personne ou véhicule recherchés, antécédents judiciaires (dossier commun avec la police). «  Désormais on transporte notre bureau avec nous  ».

« On fait tout, c’est ce qui est riche »

La spécificité du gendarme au cœur de la brigade est sa polyvalence. «  Il fait tout, traduit la commandante. C’est ce qui est riche dans notre métier. » Pas de poste attitré : chaque militaire, selon les jours, reçoit les plaintes, assure les patrouilles de surveillance, les gardes de détenus à l’hôpital, l’administratif, la prévention routière ou l’enquête… «  Si un gendarme constate un fait (viol, dégradation…) c’est lui, éventuellement épaulé par la brigade de recherches, qui continue à mener l’enquête, il peut donc suivre l’affaire de A à Z  », poursuit la commandante.

Au sein d’une brigade, le gendarme effectue toutes les missions. Ici, une opération Tranquillité vacances à Aire-sur-la-Lys.

La gendarmerie fonctionne sur le principe du complément. En cas de besoin, les unités qui sont, elles, plus spécialisées viennent s’ajouter à la brigade pour soulager les gendarmes d’un certain nombre de pièces ou d’actes d’enquête (écoutes téléphoniques, surveillance…).

Source : La Voix du Nord

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