Metz (57) : un commandant de gendarmerie tue sa femme et se suicide

Hier après midi Profession-Gendarme titrait : “Metz : un gendarme tue sa femme avant de se suicider“.

Ce matin nous sommes en mesure de vous donner plus ample information :

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Patrick Henry, 43 ans, commandait la compagnie de Briey. P hoto Maury Golini

Patrick Henry, 43 ans, commandait la compagnie de Briey. P hoto Maury Golini

Le commandant de gendarmerie de Briey a tué sa femme avant de retourner son arme de service contre lui. Ils étaient en instance de séparation.

« J e regardais la télévision lorsque j’ai entendu deux détonations. Sur le coup, j’ai cru que c’était des pneus qui éclataient. Je me suis précipitée à ma fenêtre et dans la cour de l’immeuble, situé de l’autre côté de l’avenue, j’ai vu le corps d’une femme allongé par terre, dans une flaque de sang. Puis j’ai vu un homme, armé d’un pistolet, se tirer une balle au niveau de la tempe. C’était comme dans un film. Sur le moment, je n’ai pas réalisé ce qui se passait », explique cette jeune femme en état de choc.

Hier, vers 11 h 45, un homme a abattu son épouse sur le parking contigu à l’immeuble, situé 23 avenue de Plantières à Metz. Il a ensuite retourné l’arme contre lui. À l’arrivée des secours, l’épouse, âgée de 40 ans, était déjà morte. Quant au mari, en dépit des efforts du Smur pour tenter de le ranimer, il est décédé peu après.

Rapidement, les policiers dressent un périmètre de sécurité pour empêcher l’accès à l’immeuble. Alors qu’un fonctionnaire de la police technique et scientifique procède aux premières constatations, Pierre-Yves Couilleau, le procureur de la République, arrive sur les lieux. Il est suivi du général Strub, commandant en second de la région de gendarmerie de Lorraine, du lieutenant-colonel Frottier, commandant du groupement de gendarmerie en second, et du colonel Gaspari, patron de la section de recherches de Metz.

Et pour cause… Le meurtrier présumé est un gendarme : Patrick Henry, 43 ans, commandant la compagnie de Briey. Des enquêteurs de la section de recherches ainsi que les techniciens en identification criminelle, affluent.

Effondrés, des proches du couple arrivent eux aussi alors que Marc-Antoine Leupold, médecin légiste, procède à un premier examen des corps. Ces derniers ont été transférés dans l’après-midi à l’Institut médico-légal de Nancy pour y être prochainement autopsiés. De leurs côtés, les enquêteurs questionnent le voisinage, à l’affût de témoins. Au troisième et dernier étage de ce petit immeuble tranquille, des policiers apparaissent aux fenêtres de l’appartement. C’est là que la victime, Laurence Tolmer, secrétaire médicale à l’hôpital Legouest, était en train de s’installer avec ses enfants, âgés de 10 et 13 ans. Tous deux se trouvaient d’ailleurs dans l’appartement au moment du drame. C’est encadrés de leur famille qu’ils ont quitté les lieux peu avant 15 heures.

Une séparation difficile

Selon les premiers éléments de l’enquête, confiée à la section de recherches de la gendarmerie, le couple était en instance de divorce. « Avec toutes les réserves d’usage, annonce en préambule Pierre-Yves Couilleau, le drame se serait produit vers 11 h 30. C’est un riverain qui a prévenu la police vers 11 h 40 en disant qu’un homme venait de se tirer une balle dans la tête. Ce témoin est en cours d’audition. »

« Ce drame intervient dans un contexte de séparation récente sur fond dépressif d’un homme qui vivait très mal cette situation, poursuit le procureur de la République. La section de recherches a été saisie en raison de la qualité d’officier de gendarmerie de l’auteur des faits. Les deux enfants ont d’abord été pris en charge par un psychiatre et un psychologue. Ils vont être placés dans leur famille dès aujourd’hui. »

Évoquant la personnalité de Patrick Henry, le procureur précise : « Il avait repris son activité lundi dernier après avoir été en arrêt pendant trois semaines. » Quant à l’arme utilisée, il s’agit d’un pistolet 9 mm, vraisemblablement un Sig Sauer qui serait l’arme de service du commandant Patrick Henry.

Source : Bien Public.com

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