Merci pour la publication de cette lettre ouverte
Je suis dans le même cas que cette dame et ma retraite ne me sert pas uniquement à survivre mieux que les autres mais à aider mes enfants qui galèrent même avec des bons jobs. Sans compter que tout est fait pour opposer les générations et nous faire passer pour des nantis. Tout est bien expliqué dans la lettre ouverte de ce fils. Pour finir avec la bienveillance de l’État voyou, les retraités ne pourront plus transmettre leurs biens immobiliers à leur descendance à cause d’une taxation qui contraindra à la vente pour payer l’imposition d’un bien qui a déjà été largement taxé. Alors, jeune génération, au lieu de vous en prendre aux retraités, luttez avec nous contre cet État criminel et parasite.
Lettre ouverte
Le cri d’un fils en colère
Je vais le dire comme je le pense, sans filtre, avec le témoignage personnel d’un fils qui en a assez de voir le gouvernement s’attaquer à la retraite de nos anciens.
Ma mère a 76 ans. Elle a travaillé toute sa vie. Pas dans un bureau à faire des réunions inutiles, non. Elle s’est tuée à la tâche, a fêlé sa gueule année après année, a cotisé sans jamais se plaindre.
Elle n’était pas aux 35 heures. Elle faisait 45 heures par semaine, cadre supérieur dans un grand groupe. Se lever tôt, rentrer tard, responsabilités lourdes, stress permanent, week-ends souvent grignotés.
Elle était parfois absente. Absente des goûters, des réunions de parents d’élèves, des dimanches en famille, des moments simples qu’on ne rattrape jamais. Parce que le boulot passait avant. Parce qu’elle n’avait pas le choix si elle voulait assurer, grimper, cotiser, et nous offrir une vie digne.
Elle a donné son corps, son temps, sa santé, et une partie de sa présence. Elle a produit de la richesse, elle a formé des équipes, elle a fait tourner une entreprise. Elle n’a volé personne.
Aujourd’hui, sa retraite dépasse les 3 000 euros. Et alors ? Elle ne l’a pas volée. Elle l’a gagnée, centime par centime, heure par heure, pendant des décennies de labeur et d’absences forcées.
Chaque euro de cette retraite correspond à des années de cotisations, de sacrifices, de nuits courtes, de jours longs et de moments manqués avec ses enfants. Ce n’est pas un cadeau de l’État. C’est le juste retour de ce qu’elle a versé toute sa vie active.
Alors, à vous tous, nantis de la politique, ministres, députés, sénateurs, hauts fonctionnaires et autres privilégiés du système, je vous le dis avec le cri du cœur d’un fils : Foutez la paix à nos retraites.
Arrêtez de pointer du doigt les anciens qui ont bâti ce pays pendant que vous, vous vous servez généreusement sur le bête. Commencez par regarder votre propre train de vie.
Vos indemnités, vos avantages, vos retraites dorées qui dépassent largement l’entendement, souvent sans avoir jamais rien produit de comparable.
Vous n’avez pas passé des dizaines d’années à casser votre santé dans une entreprise. Vous n’avez pas cotisé comme ma mère. Vous n’avez pas été absents de la vie de vos enfants pour faire tourner la machine.
Pourtant vos pensions et vos privilèges sont scandaleusement confortables. Ma mère a mérité chaque euro de ses plus de 3 000 euros de retraite. Elle ne l’a pas volée. Elle a travaillé. Elle a sacrifié. Et moi, son fils, je refuse de rester silencieux pendant qu’on menace de grignoter ce qu’elle a durement acquis.
C’est le cri d’un fils. Une Colère pure.
Et un respect absolu pour toutes celles et tous ceux qui, comme elle, ont donné leur vie au travail même quand cela les rendait parfois absents.
Un fils qui n’oubliera pas. Et qui continuera de le crier.
Maman tout simplement merci
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