Lot-et-Garonne : il faut “insécuriser” les délinquants de la route

En réaction aux 33 morts sur les routes du département, de nombreuses opérations de contrôles routiers sont organisées.

Lot-et-Garonne : il faut "insécuriser" les délinquants de la route
À Virazeil et trois autres points du Marmandais, des contrôles routiers ont eu lieu mardi. ©

Ph. A. G.

« Nous devons faire face à une explosion du nombre d’accidents mortels sur les routes de Lot-et-Garonne, rappelait mardi après-midi Frédéric Bovet, le sous-préfet de Marmande. 33 personnes ont perdu la vie dans un accident, contre 14 à la même période l’année dernière. » Des chiffres effrayants, qui font dire au représentant de l’État qu’il s’agit d’une « hécatombe ». Pour y répondre, la préfecture de Lot-et-Garonne et les services de gendarmerie ont choisi de multiplier les contrôles routiers inopinés.

Mardi soir, sur le secteur de la compagnie de gendarmerie de Marmande, quatre unités comprenant 22 militaires avaient été dispatchées pour effectuer des contrôles aléatoires. Les résultats de cette opération font état d’un défaut de contrôle technique, de deux non-ports de la ceinture de sécurité, et d’une conduite sous l’empire d’un état alcoolique, sur un total de 137 dépistages réalisés.

70 % des accidents au moment de l’embauche

« Ces contrôles vont être renouvelés régulièrement et de manière aléatoire sur l’ensemble du territoire de la compagnie, précisait hier le capitaine Babel, qui dirigeait l’opération de mardi. Les créneaux des migrations pendulaires seront privilégiés, ainsi que la nuit. »

 

“Nous souhaitons déclencher un sursaut citoyen pour stopper cette hécatombe”

De fait, les statistiques ont montré que la plupart des accidents mortels ont eu lieu pour 70 % d’entre eux aux horaires d’embauche, entre 6 heures et 9 h 30, et de débauche, de 16 h 30 à 19 heures. « Et ils arrivent le plus souvent sur des lignes droites et dans des conditions météorologiques normales et sur des routes qui ne présentaient pas de problème d’infrastructure, insiste le sous-préfet. Les délinquants de la route sont en cause et ce sont eux que nous souhaitons insécuriser par ces contrôles. »

De fait, dans 40 % des mortels, les victimes n’étaient pas responsables de l’accident. Dans les principales causes, Frédéric Bovet dénombre la vitesse, des dépassements dangereux, la conduite sous l’empire d’état alcoolique ou sous stupéfiants, ou encore le refus de priorité. « Aujourd’hui, nous souhaitons déclencher un sursaut citoyen pour stopper cette hécatombe. »

Source : Sud Ouest

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