Lettre ouverte d’un ancien de l’Arme aux Sénateurs

L’un de nos fidèle lecteurs, ancien gendarme, nous adresse une lettre ouverte aux Sénateurs :

Bonsoir,

Ancien de l’arme, je me permets de vous solliciter pour publier une lettre que j’ai envoyée ce jour au président du groupe socialiste au sénat, Mr Patrick KANNER, ainsi qu’aux 3 sénateurs de mon département. J’ai également envoyée cette lettre par mail à l’ensemble des sénateurs du groupe socialiste. La situation me parait très préoccupante à la vue de l’amendement de ce jour, proposé par le sénateur JOMIER, prévoyant une contravention de 4ème classe pour les personnes qui ne se soumettraient pas à l’obligation vaccinale au 1er janvier 2022.

Libre aux lecteurs de profession-gendarme de se l’approprier et éventuellement l’adresser également à leurs sénateurs.

Mesdames Les Sénatrices, Messieurs Les Sénateurs,

Le groupe socialiste au sénat s\’apprête à présenter une proposition de loi instaurant la vaccination obligatoire contre le SARS-CoV-2.
Dans l\’exposé des motifs, un certain nombre d\’arguments sont mis en avant pour justifier l\’obligation vaccinale que le groupe des sénateurs socialistes entend proposer.
Avant d\’évoquer ces motifs, laissez-moi vous rappeler quel est le bilan de la campagne de vaccination menée actuellement en France et quels en sont les effets sur la population.

Il y a 18 mois, face à l\’épidémie de Sars-Cov2, l\’Europe a choisi de procéder à l\’achat massif de « vaccins » faisant appel aux technologies de l\’ARNm et des doubles vecteurs viraux. A cette occasion, elle a d\’emblée écarté le recours à d\’éventuels traitements mais aussi à des vaccins traditionnels produits hors de la sphère économique occidentale.
Se fiant aux seules données incomplètes fournies par les fabricants de vaccins qui pour certains ont été impliqués dans plusieurs scandales sanitaires au cours des dernières années, l\’Agence Européenne du Médicament (EMA) a délivré des Autorisations de Mise sur le Marché conditionnelles, alors même que les phases 3 de développement de ces thérapies géniques sont toujours en cours. Au sens de la réglementation européenne, l\’EMA a donc autorisé une vaccination expérimentale à grande échelle, s\’affranchissant au passage des règles d\’éthique médicale pourtant inscrites dans plusieurs conventions de portée internationale.

Les mises en garde émises par de nombreux éminents spécialistes français et étrangers sur les potentiels dangers résidant dans le recours à de telles technologies ont toutes été balayées du revers de la main, et très rapidement ces alerteurs ont été taxés de complotisme.
Bien que ne disposant que de données partielles sur la composition des vaccins et leur innocuité, l\’EMA et les gouvernements des pays européens n\’ont pas hésité à affirmer aux populations européennes que les vaccins mis sur le marché étaient efficaces et sûrs.

S\’agissant de l\’efficacité des « vaccins », les fiascos de la vaccination de masse enregistrés par les pays comme Israël, le Royaume-Uni ou Singapour, souvent cités en exemple par les médias mainstream, montrent que la baguette magique promise par les fabricants de ces thérapies géniques est loin de produire les effets espérés.
Israël dont les médias ne cessaient de louer la marche en avant dans la vaccination de masse, ne parvient pas à enrayer l\’épidémie mais en plus connaît une affluence de personnes totalement vaccinées dans les services d\’urgence, preuve que le vaccin Pfizer, seul vaccin utilisé dans ce pays, ne marche pas et qu\’il ne protège pas des formes graves comme cela est régulièrement répété.

De plus, un article du journal Uncut-News du 27 septembre 2021 rapporte que 94% des personnes infectées de plus de 60 ans en Israël sont entièrement vaccinées.
Dans sa fuite en avant, Israël se lance désormais dans une campagne de vaccination avec une troisième dose sans aucune garantie quant au résultat, et s\’affranchit au passage des conseils de prudence recommandés par l\’OMS.
Singapour, dont la plus grande partie de la population est entièrement vaccinée, est actuellement confrontée à une reprise de l\’épidémie et enregistre chaque jour un record de contaminations COVID (1 647 cas le 27 septembre 2021).

En France, les vaccins Astrazeneca et Janssen ne sont désormais plus accessibles aux médecins sur le portail de commandes mis à leur disposition. La dangerosité de ces deux vaccins et leur inefficacité aujourd\’hui constatées a conduit la Haute Autorité de Santé à les retirer de la campagne vaccinale.

En ce qui concerne le vaccin Moderna, la firme mène actuellement des recherches pour comprendre pourquoi son vaccin ne fonctionne pas. La présence d\’impuretés dans les nanoparticules lipidiques affecterait la stabilité du vaccin et empêcherait l\’ARNm d\’être traduit. Rappelons que le Japon a retiré deux lots de vaccins Moderna du marché, soit plusieurs millions de flacons, en raison de la présence de corps étrangers constatée dans ces derniers.

Quant au vaccin Pfizer, il n\’est pas plus efficace en France qu\’en Israël. Même la professeure Karine Lacombe, égérie de la vaccination, a dû récemment reconnaître sur la chaîne France Inter que les profils des personnes admises en réanimation, donc pour une forme grave de la maladie, étaient des personnes âgées souffrant de comorbidités ou immunodéprimées doublement voire triplement vaccinées. J\’observe que la justification des comorbidités expliquant l\’admission en réanimation était celle-là même qui était mise en avant pour vacciner les personnes âgées et leur éviter une forme grave quand la campagne de vaccination s\’est mise en place.

Manifestement, l\’efficacité des vaccins n\’est pas au rendez-vous et ne sont pas à la hauteur des taux de protection qui nous avaient été annoncés.
Force est de constater que les vaccins proposés n\’empêchent ni la contamination, ni la transmission du virus et encore moins les formes graves qu\’ils étaient censés combattre.

S\’agissant de la sûreté des vaccins la situation n\’est guère plus reluisante.
En effet, les vaccins Pfizer et Moderna qui continuent à être utilisés produisent des effets indésirables graves et sont à l\’origine de nombreux décès par crise cardiaque notamment chez les plus jeunes.
De nombreux témoignages sur les réseaux sociaux font état des conséquences post-vaccinales subies par les adolescents et jeunes adultes. De nombreux athlètes français et étrangers, touchés par des effets indésirables, ont dû renoncer à leur participation à des compétitions qu\’ils préparaient depuis des mois voire des années.
Aux Etats Unis, lors d\’une récente visio conférence rassemblant les membres de la Food and Drugs Administration, l\’un d\’entre eux a déclaré : « Nous avons été mensongèrement trompés (par Pfizer) sur la sécurité du Vaccin. Les crises cardiaques sont 71 fois plus élevées que pour les autres vaccins…. les vaccins tuent deux personnes pour chaque vie sauvée. »
Pour corroborer la déclaration de cet expert, un article paru le 30 septembre dans le Times évoque une augmentation mystérieuse de 25% du nombre de crises cardiaques constatées dans l\’Ouest de l\’Ecosse cet été.

Les derniers chiffres fournis par Eudravigilance, organisme de pharmacovigilance de l\’Union Européenne, font état à la date du 18 septembre 2021 de 25 250 décès et de 954 001 effets indésirables consécutifs à la vaccination. L\’OMS qui dispose d\’une base de données dénommée VigiAccess, recense de son côté 1 074 200 effets secondaires pour la seule Europe. Certains chiffres alertent. On constate ainsi plus de 100.000 problèmes cardiaques, plus de 115.000 problèmes vasculaires, 225.000 problèmes respiratoires, près de 300.000 problèmes dermatologiques, près de 650.000 problèmes musculosquelettiques… sans compter les 100.000 problèmes psychiatriques.

En France, l\’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), organisme de pharmacovigilance français, fait état quant à elle, à la date du 25 septembre 2021, de 1 205 décès et 90 236 effets indésirables dont 22 559 effets indésirables graves.
A noter que les Pays Bas dont la population s\’élève à un peu plus de 17 millions d\’habitants, soit 4 fois moins d\’habitants que la France, recensent pour les 4 vaccins utilisés 147 064 effets indésirables (source Eudravigilance). On peut donc légitimement s\’interroger sur la réelle transparence des chiffres fournis par l\’ANSM française. A titre d\’exemple, là où les néerlandais recensent 73 982 effets indésirables pour le vaccin Pfizer, l\’ANSM n\’en comptabilise que 55 751.

L\’exploitation des dernières données publiées le 25 septembre 2021 par l\’ANSM montre que pour 86 944 887 doses distribuées on constate :
1 effet indésirable potentiel déclaré toutes les 1 025 doses ;
1 effet indésirable grave potentiel déclaré toutes les 4 100 doses ;
1 décès potentiel déclaré toutes les 72 153 doses.

S\’agissant du vaccin Pfizer, qui demeure le plus utilisé, l\’ANSM recense 905 décès contre 761 au 01/07/2021, soit une augmentation de +19% et une augmentation de 1 000 cas graves pour la tranche 12-29ans.
La pharmacovigilance française étant basée sur une remontée de l\’information passive, on sait que tous les événements indésirables post-vaccinaux ne sont pas signalés (cf. la différence observée avec les chiffres des Pays Bas) et que les chiffres rapportés par l\’ANSM sont sous-évalués.

C\’est donc à une véritable hécatombe à laquelle nous assistons en Europe et plus particulièrement en France dans le silence le plus parfait, avec des médias qui continuent d\’affirmer que les « vaccins » sont efficaces et sûrs.
L\’opacité des contrats signés par la commission européenne avec les fabricants de vaccins, le refus de communiquer lesdits contrats aux députés européens qui le demandent, l\’ampleur des effets indésirables graves constatés suite à la vaccination, et le nombre élevé de décès qui en temps normal aurait conduit à l\’arrêt immédiat de l\’expérimentation, sont des motifs légitimes pour qu\’un moratoire sur cette vaccination dangereuse et inefficace soit adopté sans délai, et qu\’une enquête parlementaire soit diligentée pour identifier les dysfonctionnements ayant conduit à ce désastre.

Après ce rappel qui me semblait indispensable, je me propose de commenter les motifs présentés dans l\’exposé de la proposition de loi instaurant la vaccination obligatoire contre le SARS-CoV-2.

Dès le début de l\’exposé, il est précisé que l\’obligation d\’une vaccination universelle de toutes et tous vise à « obtenir une protection collective, seule à même de garantir un retour à une vie quotidienne normale pour tous du fait des différents variants en circulation. »
Cette protection collective fait implicitement référence à l\’immunité collective, censée assurer la protection de l\’ensemble de la population. Cette notion d\’immunité collective, qui est aujourd\’hui remise en cause par les plus éminents spécialistes mondiaux, suppose qu\’au moins 80% de la population soit vaccinée. Obtenue par un calcul assez simpliste, l’immunité collective n’a jamais fait l\’objet de discussions sérieuses et fait partie des données acceptées comme telles dans le débat public.
De plus, cette immunité collective ne peut être obtenue que dès lors que le vaccin protège efficacement la personne qui le reçoit. Or, dans sa note d\’alerte du mois d\’août 2021, le conseil scientifique a reconnu que le vaccin n\’était efficace qu\’à environ 50% et qu\’il n\’empêchait ni l\’infection des personnes doublement vaccinées ni la transmission du virus. Donc, selon cette source officielle, le vaccin réduit le risque d’être malade et le risque d’être hospitalisé, mais il est très loin de le supprimer.
Enfin, des pays comme l\’Inde qui ont adopté la mise en place de traitements précoces plutôt que la vaccination de masse, sont parvenus à enrayer l\’épidémie avec des résultats au moins aussi satisfaisants que ceux des pays occidentaux.
La propagation de la maladie en Israël, pays pionnier de la vaccination de masse, montre à quel point l\’immunité collective prônée par la proposition de loi est utopique.

Il est également avancé dans cet exposé « que nous avons la chance de bénéficier de vaccins qui, collectivement, nous protègent et nous permettent de renouer avec un quotidien apaisé ».
Outre le fait que cette vaccination ne protège pas la population, cette affirmation évacue sans état d\’âme et dans le plus grand déni des règles d\’éthique le bilan particulièrement préoccupant de l\’essai clinique conduit actuellement en France. Il serait intéressant de demander aux familles des 1 205 personnes officiellement décédées et aux 22 559 personnes victimes d\’effets indésirables graves si elles se sentent effectivement protégées et si leur quotidien est effectivement apaisé. Comme le précisent les sénateurs membres de la commission d\’enquête dans le rapport N°685 sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion par le gouvernement de la grippe A (H1N1), « Les références à l\’éthique sont toujours les bienvenues, mais elle sont malheureusement soit instrumentalisées, soit passées sous silence lorsque pourtant elles mériteraient d\’être évoquées ». Combien de morts faudra-t-il pour que les consciences s\’éveillent et que cette vaccination dangereuse et manifestement non efficace soit interrompue ?

Plus loin dans l\’exposé des motifs, il est indiqué que « L\’obligation vaccinale a été édictée en France pour la première fois en 1902 et a permis d\’éradiquer nombre de maladies et protéger nombre de nos enfants. » Rappelons que cette obligation vaccinale ne concernait que la variole, maladie particulièrement grave et présentant un taux de mortalité très élevé (20%) sans rapport avec celui du SARS-Cov-2, qui outre le fait qu\’il est faible (de l\’ordre de 1,5%, taux équivalent à celui des épidémies de grippe les plus sévères), concerne principalement des personnes âgées en fin de vie et/ou avec des comorbidités. Il n\’y a donc aucune raison objective de rendre la vaccination contre le SARS-CoV-2 obligatoire d\’autant qu\’elle fait prendre des risques réels aux personnes qui y sont soumises.

Par ailleurs, le 05 juillet 2012, le président socialiste François Hollande signait le décret n°2012-855 portant publication de la convention pour la protection des droits de l\’homme et la dignité de l\’être humain à l\’égard des applications de la biologie et de la médecine : convention sur les droits de l\’homme et la biomédecine signée à Oviedo le 4 avril 1997. L\’article 16 de cette convention qui désormais s\’applique en France, prévoit que le consentement libre et éclairé de la personne se prêtant à la recherche médicale doit être expressément et spécifiquement donné, et qu\’il doit être consigné par écrit. En l\’état actuel des choses, les vaccins disponibles en France font l\’objet d\’une autorisation de mise sur le marché conditionnelle et sont toujours dans leur phase 3 de développement. C\’est donc bien à un essai clinique que l\’Etat français soumet les personnes qu\’il oblige à se faire vacciner. En proposant une loi instaurant une vaccination obligatoire universelle contre le SARS-CoV-2, pour toutes et tous, avec les vaccins actuellement disponibles, le groupe socialiste du sénat propose de violer un traité que l\’Etat français, sous la plume de l\’ancien président de la République François Hollande, a ratifié et s\’est engagé à respecter.

Poursuivant la lecture de l\’exposé, il est fait mention du fait que l\’académie nationale de médecine recommandait entre autres, « – de ne rendre obligatoire qu\’une seule mesure : la vaccination contre la Covid-19 de tous les Français âgés de 12 ans et plus ».
Cette même académie a, dans un communiqué de presse du 8 septembre 2021, déclaré que « Les vaccins de première génération utilisés depuis le mois de décembre 2020 ont été homologués pour leur incontestable efficacité dans la prévention des formes symptomatiques et des formes graves de Covid-19. » Les faits exposés supra montrent que cette affirmation est loin de correspondre à la réalité et que dès lors, on peut s\’interroger sur l\’impartialité de cette institution dans ses prises de positions. La récente déclaration de Renaud Muselier, président de la Région PACA, dans laquelle il précise que doublement vacciné il a malgré tout été infecté par le SARS-CoV-2, et a dû rester au lit pendant un mois, montre également à quel point la déclaration de l\’académie de médecine est sujette à caution.
De plus, dans le même communiqué, elle écrit : « On sait à présent que la vaccination ne permettra pas d\’éradiquer le SARS-CoV-2 ». Alors pourquoi rendre cette vaccination obligatoire alors qu\’elle fait prendre de réels risques à la population et proposer un passe vaccinal à la place du passe sanitaire ? Cette institution ne fait-elle pas de la politique en lieu et place de conseils sanitaires objectifs et dénués de toute arrière pensée ?

Enfin, les sénateurs socialistes affirment que la décision de rendre la vaccination obligatoire est la seule décision qui :
1 Protège sa propre santé et liberté mais aussi celles des autres ;
2 Correspond à une démarche de santé publique claire, assise sur nos connaissances médicales et scientifiques ;
3 Constitue une démarche de lutte contre les inégalités territoriales et sociales, car elle crée un devoir de l\’État d\’aller vers les publics les plus éloignés de la vaccination ;
4 Evite le « glissement vers des pratiques de surveillance sociale générale » pointé par la Défenseure des droits et l\’extension attentatoire aux libertés du pass sanitaire à tous les gestes de la vie quotidienne ;
5 Dispense de transformer en agents de sécurité sanitaire les professionnels accueillant du public.
S\’agissant de la première allégation, on a vu que les faits démontrent que la vaccination ne protège pas plus la santé de celui qui est vacciné que celles des autres.
La lecture de la deuxième assertion appelle la remarque suivante : comment peut-on parler d\’une démarche de santé publique claire quand les conditions d\’achats des vaccins sont particulièrement opaques ainsi que l\’a signalé la député européenne Michèle RIVASI, que l\’EMA reconnaît ne pas connaître la composition exacte des vaccins qu\’elle a autorisés, que l\’on ne sait pas si les AMM conditionnelles arrivant à échéances ont été renouvelées ou pas comme le prévoit la réglementation en vigueur ?
Quant aux connaissances médicales et scientifiques sur lesquelles serait assise la démarche claire de santé publique, elles sont manifestement parcellaires dans la mesure où la réalité de l\’efficacité des vaccins et de leur dangerosité n\’est pas prise en compte.
A lire la troisième affirmation, on a le sentiment que la France est dans une situation sanitaire comparable à celle d\’un pays en voie de développement. S\’il existe certes des déserts médicaux en France, les opportunités de se faire vacciner restent nombreuses. En effet, plusieurs professions sont autorisées à procéder à la vaccination des personnes (médecins, infirmiers, pharmaciens et même vétérinaires). De plus, des vaccinodromes ont été déployés un peu partout en France. Enfin, la population peut avoir accès à l\’information à travers la campagne de propagande menée par le gouvernement sur l\’ensemble des médias mainstream et réseaux sociaux. Si les personnes résidant dans les campagnes ne se sont pas faites vacciner, c\’est peut-être parce qu\’elles sont encore animées du bon sens que les populations urbaines, conditionnées à outrance, ont probablement perdu. Par ailleurs, dans le département de Seine-Saint-Denis, où la population est largement défavorisée, le taux de vaccination est supérieur à celui du département des Yvelines, un des départements les plus riches de la région parisienne. A la date du 3 octobre 2021, l\’exploitation des données publiées sur le site Covid-Tracker, indique que 81,19% de la population du département 93 a reçu une dose alors que dans le département 78 ce taux n\’est que de 61,90%. Les gens riches, souvent bien instruits, seraient-ils moins réceptifs à la vaccination ? La moyenne nationale pour une vaccination avec une dose est de 75,1%. L\’affirmation selon laquelle l\’accès à la vaccination est plus difficile pour les personnes touchées par les inégalités sociales est fausse et relève manifestement plus du dogme politique que de la réalité du terrain.

La quatrième allégation évoque le « glissement vers des pratiques de surveillance sociale générale » qui pourrait être évité par la vaccination obligatoire. Ce glissement existe d\’ores et déjà en France, avec par exemples la multiplication des lieux où est mise en œuvre la vidéoprotection (gares, aéroports, métro, villes, commerces ….), le recours généralisé à la géolocalisation (GPS, TPH) pour toutes sortes de finalité, l\’appel de l\’Etat à des sociétés étrangères et françaises pour la surveillance des réseaux sociaux (cf. BOAMP, avis n\’°21-4780, annonce diffusée le 13 avril 2021), le recours à la reconnaissance faciale (aéroports, ville de Nice, lycées,…). Par ailleurs, plusieurs sénateurs socialistes font partie de la délégation sénatoriale à la prospective au nom de laquelle a été récemment produit un rapport d\’information dans lequel il est proposé ni plus ni moins l\’adoption du contrôle social à la chinoise pour la gestion des pandémies. Le groupe socialiste a beau jeu de jouer les vierges effarouchées quand dans ses propres rangs des membres valident l\’adoption d\’un système utilisé par un régime totalitaire.

Enfin la cinquième affirmation selon laquelle la vaccination obligatoire « Dispense de transformer en agents de sécurité sanitaire les professionnels accueillant du public » montre à quel point les parlementaires ne jouent pas leur rôle de contrôle du gouvernement. Les députés comme les sénateurs avaient la possibilité de s\’opposer à cette mesure liberticide, voire même illégale, lors des débats sur le projet de loi adopté le 05 août 2021. Or, ils ne l\’ont pas fait. Qui ne dit mot consent !

Dans sa conclusion, l\’exposé des motifs précise que la vaccination obligatoire « est la manifestation de la primauté de l\’intérêt général sur les tentations individualistes ». Peut-on reprocher à un individu de refuser une vaccination qui, outre le fait qu\’elle ne protège que très partiellement et n\’empêche pas la transmission du virus, l\’expose à de véritables risques pour son intégrité physique. Le 10 septembre 2021, le député anglais Sir Christopher Chope déclarait devant le parlement britannique que les personnes qui avaient reçu deux doses de vaccin anti-Covid et s\’en étaient sorties indemnes pouvaient s\’estimer heureuses (« count our blessings », expression équivalente à « on l\’a échappé belle ») tant le nombre d\’effets indésirables rapportés en Angleterre était important (1.635 décès rapportés au moment de cette déclaration).
Rappelons que l\’article 2 de la convention d\’Oviedo, en vigueur en France, stipule que « l\’intérêt et le bien être humain doivent prévaloir sur le seul intérêt de la société ou de la science. »

Le groupe socialiste au sénat s\’apprête à proposer une loi instaurant la vaccination obligatoire contre le SARS-CoV-2. Il ne semble pas avoir retenu les enseignements du rapport N°685 que ses pairs ont rédigé en 2009 suite à la crise sanitaire H1N1. Dans ce rapport, il était cité le travail d\’historiens mené par J.M. Barry, C. Viboud et L. Simenson dans lequel il apparaissait « qu\’en cas d\’épidémie modérée, le mieux est probablement de ne rien faire, de telle sorte que le premier contact avec le virus permette à la population de bénéficier ultérieurement d\’une protection naturelle efficace. »

A l\’heure où partout dans le monde, des alertes sont lancées par des experts sur les dangers de la vaccination actuellement mise en œuvre, où les mêmes experts font part de leurs inquiétudes sur les effets indésirables susceptibles d\’apparaître à moyen et long termes, les sénateurs et les députés qui soutiendront cette proposition de loi endosseront une lourde responsabilité devant le peuple français. Ils ne pourront pas dire : « Nous ne savions pas ».

Christophe BARTHELEMY

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