Les gendarmes traquent le cannabis au volant

L'un des postes de contrôle hier matin près de Saint-Amand- Longpré. Le chien dressé pour détecter les stupéfiants a été mis à contribution. - L'un des postes de contrôle hier matin près de Saint-Amand- Longpré. Le chien dressé pour détecter les stupéfiants a été mis à contribution. - dr

L’un des postes de contrôle hier matin près de Saint-Amand- Longpré. Le chien dressé pour détecter les stupéfiants a été mis à contribution. – dr

Une opération de contrôle a mobilisé 45 gendarmes hier matin sur les routes du département. Objectif : faire la chasse aux mauvais comportements.

 Le flair de Biker ne trompe pas. Quand le berger malinois détecte du cannabis quelque part, son maître le sait immédiatement. Le passager du fourgon n’aurait pas dû mentir aux gendarmes : son pot de tabac à rouler sentait trop fort pour être honnête. En prime, l’ouvrier, qui se rendait sur un chantier à Vendôme, a fini par remettre un petit sachet rempli d’herbe de cannabis. Le voilà mûr pour une procédure pour détention illégale de produits stupéfiants.
La scène se passait hier matin lors d’un contrôle de gendarmerie près de Saint-Amand-Longpré. Cette équipe du groupe d’investigation cynophile basé à Châteauneuf-sur-Loire (45) a été appelée en renfort, tandis qu’une seconde, venue de Bourges celle-là, officiait en Sologne. Au total, 45 militaires étaient dispatchés de 8 h à 11 h sur les secteurs de Salbris (A 71), Saint-Romain (A 85), Mer (A 10) et Saint-Amand-Longpré (N 10).

Le colonel Éric Chuberre, commandant du groupement départemental, est venu sur place accompagné du capitaine Christian Linget, responsable des unités motorisées. Le choix du terrain n’est pas anodin. La N 10 est un axe très emprunté sur l’axe Tours-Vendôme-Chartres avec beaucoup de poids lourds en transit. Elle est aussi réputée pour sa dangerosité, les accidents dramatiques y sont fréquents. L’horaire sélectionné pour ce contrôle peut surprendre et pourtant… Il y a beaucoup de trafic en début de semaine avec notamment des entrepreneurs, des artisans qui se rendent sur les chantiers. Et certains d’entre eux prennent le volant en possession de produits stupéfiants qu’ils consommeront dans la semaine. Parmi ces professionnels se trouvent des couvreurs, des maçons qui travaillent sur des toitures et des échafaudages, et s’exposent donc à des accidents graves.

“ Des consommateurs d’habitude ”

« Nous verbalisons aussi des conducteurs qui ont consommé des stupéfiants au cours du week-end et qui demeurent sous les effets persistants du produit. Nous ne sommes pas face à des trafiquants mais des consommateurs d’habitude. Ce qui génère un accident, c’est d’abord le comportement du conducteur », insiste le colonel Chuberre.
L’opération d’hier s’est effectuée sur réquisitions du procureur de la République qui a missionné les gendarmes pour traquer l’alcool et les stupéfiants au volant mais aussi faire la chasse aux délinquants de tous poils. « Nous sommes toujours autant présents sur les routes. Nous constatons moins d’accidents corporels que l’an dernier à même époque, mais il faut rester prudent. À nous d’être le plus mobile possible pour troubler les mauvaises habitudes. »

repères

Ce week-end, la gendarmerie a effectué de nombreux contrôles en particulier la nuit à la sortie des discothèques mais aussi en journée pour traquer les excès de vitesse. Le bilan est une fois de plus éloquent.
> 131 infractions à la vitesse, dont 5 rétentions immédiates du permis, et 45 excès de vitesses relevés par radar automatique embarqué.
> 13 conduites en état alcoolique, dont 3 avec rétention immédiate du permis, dont 3 conducteurs titulaires du permis probatoire (0,51-0,39- 0,26 mg d’alcool par litre d’air expiré) et 2 pilotes de deux roues (0,69 et 0,34 mg d’alcool par litre d’air expiré)
> 2 conduites stupéfiants avec 2 rétentions.
> 29 autres infractions au code de la route.
> Parmi les faits marquants : un conducteur a été verbalisé deux fois au cours de la même soirée pour alcoolémie (0,35 et 0,39 mg/litre sang). Il avait repris le volant malgré une mesure d’immobilisation de son véhicule.

Source : La Nouvelle République

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