Les gendarmes saisissent des dizaines d’armes en Champagne-Ardenne

Une vaste opération menée mercredi matin et jeudi matin dans les quatre départements a permis une importante saisie d’armes. Objectif : vérifier ce qui est légal.


A l’aube hier, 180
gendarmes ont perquisitionné une trentaine de domiciles dans les quatre départements champardennais.

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A l’aube hier, 180 gendarmes ont perquisitionné une trentaine de domiciles dans les quatre départements champardennais.

ACTUALISATION A 10H : l’opération se poursuit. Ce jeudi matin, d’autres perquisitions sont en cours.

L’opération avait, à l’évidence, été préparée de longue date. Mercredi matin, à l’aube, 180 gendarmes issus de différentes unités ont perquisitionné une trentaine de domiciles répartis sur les quatre départements champardennais. Si aucun bilan officiel n’a été communiqué, plusieurs dizaines d’armes ont été saisies et une vingtaine de gardes à vue, concernant essentiellement des individus basés dans les Ardennes, étaient en cours à la mi-journée.

Les investigations menées en amont de ce déploiement coordonné ne ciblaient pas un réseau ou un trafic d’armes, nous a précisé une source militaire. Au regard des ventes d’armes effectuées par exemple sur le site de petites annonces leboncoin.fr au cours des derniers mois, les gendarmes ont, semble-t-il, cherché à séparer ce qui était légal de ce qui ne l’était pas, à distinguer le collectionneur du délinquant, à établir le profil de celui qui posséderait un petit arsenal ou encore à s’assurer que les armes saisies n’ont déjà pas servi dans des dossiers non résolus. Une démarche classique pour des enquêteurs toujours hantés par l’idée que des armes puissent échouer entre de mauvaises mains.

Pour cela, les gardes à vue ne devraient pas nécessairement déboucher sur des suites judiciaires. Au-delà des auditions des mis en cause, certaines réponses aux questions que se posent les militaires s’écriront à Pontoise, siège depuis 2015 du pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (PJGN), compétent notamment pour les expertises balistiques. Sur le plan juridique, ce sont les cinq procureurs – Reims, Châlons, Charleville-Mézières, etc. – de la région qui pilotent ce dossier selon leurs zones géographiques de compétences.

Source : L’Union

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