Les fonds n’ont pas de secrets pour la brigade fluviale

Les fonds n’ont pas de secrets pour la brigade fluviale

 

Indre-et-Loire. La brigade fluviale de la gendarmerie est désormais forte de cinq personnels. De quoi mener à bien ses missions à travers toute la région.

De notre rédaction de Tours

Le Cher est à 7 °C. Pas plus. Pas de quoi effrayer plus que cela les enquêteurs subaquatiques de la brigade fluviale ! Ils sont équipés et préparés. Chaque semaine, ces derniers réservent une journée à l’entraînement. Cet après-midi-là, rendez-vous est donné au niveau de l’écluse de Larçay. Deux exercices au programme. Un couteau a été jeté dans l’eau.

A cet endroit, on compte 5 mètres de profondeur. Une zone de courants et de remous. Une aubaine. « Et c’est près de chez moi », lance l’un des plongeurs. Depuis plus de dix ans, en effet, la brigade fluviale occupe une ancienne caserne des années 1950, à Saint-Pierre-des-Corps. De là, elle rayonne à travers les six départements de la région Centre-Val de Loire, qu’elle soit saisie par les unités territoriales de la gendarmerie ou des magistrats pour intervenir sur des affaires délictuelles et/ou criminelles. Sa mission ? Effectuer des recherches. Au fil des interventions, ces hommes se mettent en quête d’objets, d’armes, de véhicules… et aussi de corps. Et même des bijoux en or (provenant sans doute de cambriolages) comme ceux retrouvés par hasard lors d’un entraînement, fin novembre, dans le Cher, à 2 mètres de profondeur !

Une centaine d’interventions par an

Placés sous l’autorité de l’adjudant-chef Vial, les plongeurs organisent les palanquées. La règle veut qu’il y ait deux gendarmes dans l’eau et un troisième, « en sécurité surface ». Plusieurs techniques seront mises en œuvre ce jour-là : recherche en ligne, recherche de front, technique en circulaire, etc. A chaque fois, « le temps d’immersion dépend de la profondeur ». Elle est variable : d’une mare de quelques dizaines de centimètres à un fleuve. De jour comme de nuit.
La première palanquée se charge de la localisation et du balisage. Au bout de quelques minutes, le fameux couteau est repéré. La deuxième palanquée se chargera des prélèvements sur l’arme et son environnement tout en assurant la prise de photos. On parle de constatations et de relevage. Un mode de fonctionnement qui permet de mener des plongées relativement longues. Même en hiver.
A chaque plongée, leur équipement pèse entre 40 et 50 kg. Pour travailler, les cinq militaires disposent d’un bateau spécialement conçu pour les cours d’eau de la région, à fond plat, donc. Et un second, semi-rigide.
Les gestes sont techniques ; les procédures, éprouvées. La brigade, désormais au complet, est prête. Quoi qu’il arrive.

Source : La Nouvelle République

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