Les Andelys [Gendarmerie] Ode Corrocher nouvelle patronne de la brigade territoriale

A l’instar du PSIG, c’est également pour la première fois de son histoire que la brigade territoriale est dirigée par une femme.

Arrivée à la faveur de l'été, la Lieutenante Ode Corrocher dirige désormais la brigade de gendarmerie des Andelys.
Arrivée à la faveur de l’été, la Lieutenante Ode Corrocher dirige désormais la brigade de gendarmerie des Andelys.

Autre femme fraîchement nommée à un poste de premier plan au sein de la Compagnie des Andelys, la lieutenante Ode Corrocher est, depuis le 1er août, la nouvelle patronne de la Brigade territoriale autonome des Andelys. Elle succède dans la fonction au lieutenant Bernard, parti rejoindre sa Picardie natale à la faveur de l’été. Comme son homologue du PSIG, elle non plus n’affiche aucune appréhension à l’idée d’être la première gradée féminine à prendre la tête de cette unité, jusqu’alors toujours dirigée par des hommes.

Sapeur-pompier volontaire

Il est vrai que cette jeune officier de 27 ans, mariée et originaire de Midi-Pyrennée, a déjà eu l’occasion d’intégrer une structure qui, même si elle tend aussi à se féminiser, n’en est pas moins encore constituée majoritairement de personnel masculin. Ode Corrocher a en effet été sapeur-pompier volontaire de 16 à 20 ans, jusqu’à ce que les études ne lui laissent plus assez de temps pour exercer la fonction. De cette période, elle avoue d’ailleurs ne garder « que des bons souvenirs », et aussi y avoir assouvi son attachement à servir les autres. « J’ai toujours aimé rendre service, aller vers les gens, leur porter secours et c’est aussi ce qui m’a conduit, en marge de mes études de droit sur Toulouse, à rejoindre la gendarmerie en qualité de réserviste… »

Dès sa deuxième année de faculté, elle suit une formation de quatre semaines dans le cadre d’une préparation militaire supérieure, qui lui permet de devenir officier de réserve, et d’être ainsi en contact direct avec la fonction de gendarme. « On intervient sur des manifestations de premier ordre comme le Tour de France par exemple, et c’est vrai que ces années passées en qualité d’officier de réserve m’ont donné l’occasion de toucher du bout des doigts le quotidien des gendarmes » assure celle qui, de toute évidence, nourrissait déjà un sérieux penchant pour la gendarmerie. Ce qui ne l’empêchera pas de poursuivre ses études avec succès, obtenant un master 1 en droit privé, puis un master 2 en politique et sécurité.

« Je ne suis pas attachée à une région »

Suivra une classe préparatoire au concours de nombreux métiers liés à la sécurité et à la magistrature. Et parmi eux, le difficile concours d’entrée à l’École des officiers de la Gendarmerie Nationale basée à Melun, qu’elle passe avec succès en 2013, intégrant dans la foulée cette structure qui, deux ans plus tard, est censée lui permettre d’accéder directement à un poste de commandant. C’est chose faite avec cette nomination à la tête de la brigade des Andelys, que la jeune lieutenante n’a pas choisie tout à fait par hasard. « Pour mon premier poste j’ai trouvé qu’une brigade autonome était préférable à une communauté de brigades. J’ai tout le personnel sur place, et je pense qu’au niveau organisation c’est plus facile… » Et pourquoi Les Andelys ? « J’ai eu l’occasion de venir en Basse-Normandie et c’est la seule région que je connais un peu, alors j’ai choisi une ville qui s’en rapprochait plus. Personnellement je ne suis pas attachée à une région, pas même au sud, et de toute façon les officiers de gendarmerie sont censés bouger tous les trois ou quatre ans… »

Motivation et convictions

Aujourd’hui à la tête des vingt-trois gendarmes andelysiens, la lieutenante Ode Corrocher n’entend pas déroger à ce qui l’a conduit à embrasser la carrière. « J’ai choisi ce métier pour être au service du public, et j’ai vraiment envie de montrer aux gens que si on est là pour lutter contre la délinquance et faire respecter la loi, c’est d’abord et avant tout dans l’intérêt général, dans leur intérêt. Nous sommes au service de nos concitoyens. Je n’ai pas d’appréhension, seulement de la motivation et des convictions. Et ne vais m’attacher à les partager avec mes gendarmes, avec les élus, avec l’ensemble de la population » termine l’officier, une étincelle d’enthousiasme dans les yeux.

Nous exprimons le souhait que ce premier poste lui apporte toutes les satisfactions recherchées, et la fonction lui laisser un peu de temps pour s’adonner à ses loisirs favoris que sont le footing et la natation.

Source : L’Impartial

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