Le sinistre feuilleton de la crétinisation politique

images-1-1Hier M. le président s’est rendu dans un hôpital. Il a été apostrophé par deux aides-soignantes et il a fait mea culpa. Les médias télé-radios ont bondi sur l’information qui est devenue le scoop de la journée. Un petit coup médiatique de mea culpa pour couvrir deux décennies de lâchetés et de démissions. Et chaque jour un nouvel épisode du feuilleton de la médiocrité. Nous suivons pas à pas l’occupant de l’Elysée dans ses moindres gestes et paroles, le gourou de la nation qui se déplace, avec ou sans masque, sous le feu des caméras, suscite éblouissements de haine et d’amour mélangés, lâche des petites phrases explosives qui détournent les regards du champ de ruines. Quand ce n’est pas lui, c’est autre chose, un bon mot d’untel ou untel qui fait polémique, une anecdote, une annonce ou promesse en l’air, une trahison, une grimace nationale, et la France médiatique s’embrase. Pendant ce temps, le  pays croule sous les déficits et les dettes abyssales, l’impuissance, les sabotages, le chaos et la violence se répandent, les libertés sont tragiquement foulées aux pieds dans l’indifférence, la pauvreté gagne comme une gangrène, la démagogie extrémiste déferle, les services publics s’effondrent et l’Etat s’écroule. Bref, la France officielle gesticule pendant que le pays se délite et se clochardise. Tous ces leurres et ces roitelets narcissiques que le monde entier  nous envie, caricature de président américain – en miniature -, ces avalanches des polémiques stériles, spectacle grotesque, guignolades, sondages et élections truqués, crises d’hystérie et pitreries quotidiennes, servent de paravent à l’essentiel: la chute profonde, constante, effroyable, sur plusieurs décennies à la fois économique, sociale, morale et surtout, intellectuelle de la France en perdition. La faute à qui? C’est bien l’état d’esprit de la politique française qui est l’unique responsable et coupable du désastre: la fuite dans le grandiose, la folie des grandeurs, Jupiter, « le nouveau monde, la « transformation » la « révolution » ou la « refondation », cette mégalomanie nationale, qui n’est autre que l’expression en creux d’une profonde médiocrité, au détriment de l’action simple, honnête et modeste et des services publics.  Pour en sortir, à très long terme, il faudrait à la France, sur plusieurs générations, des dirigeants qui se mettent au travail dans l’intérêt général plutôt que des pitres infatués.

Maxime TANDONNET

Source : Maxime Tandonnet

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