Le patron de la gendarmerie quitte la Haute-Saône

« Un chic type » s’en va. La formule est du directeur de cabinet de la préfecture, lui aussi sur le départ. Elle s’adresse au patron des gendarmes de la Haute-Saône, Pierre Egret. Les deux rejoignent la Normandie.

Jeudi, à Vesoul. Le secrétaire général de la préfecture, Luc Chouchkaieff, a remis au colonel Egret et à Michel Robquin la médaille de la préfecture de la Haute-Saône. Photo Dominique ROQUELET

Jeudi, à Vesoul. Le secrétaire général de la préfecture, Luc Chouchkaieff, a remis au colonel Egret et à Michel Robquin la médaille de la préfecture de la Haute-Saône. Photo Dominique ROQUELET

Il a calculé. Depuis le début de sa carrière de gendarme, en 1991, le colonel Pierre Egret aura vécu dans « 21 maisons » différentes. La vie de gendarme, il est le seul des trois garçons de la famille à l’avoir choisie, comme son père. « C’est un beau métier », revendique celui qui dirigea le Groupement de la Haute-Saône pendant quatre années, « un métier utile pour nos concitoyens, passionnant et différent tous les jours ».

Jeudi après-midi, le salon Jean-Moulin de la préfecture était presque trop petit pour accueillir bon nombre de ceux qui auront côtoyé au plus près ce « vrai chef, à l’esprit rebelle », « un chic type », comme l’a qualifié Michel Robquin, le directeur de cabinet de la préfecture, lui aussi sur le départ après cinq années haut-saônoises ; lui aussi pour la Normandie.

Le colonel Egret rejoint l’état-major de la gendarmerie de Haute-Normandie, à Rouen, la ville préfecture de Seine-Maritime, tandis que Michel Robquin prendra ses nouvelles fonctions de secrétaire général de la sous-préfecture de Seine-Maritime, au Havre. On peut considérer sans trop de risques que les deux hommes seront amenés à se recroiser bientôt…

À l’heure des émotions et des souvenirs, l’un et l’autre ont fait part de leur attachement à la Haute-Saône. « Un petit département dans lequel on peut nouer de vrais contacts », retiendra Pierre Egret, « cela m’a permis d’être en prise directe sur les choses plutôt que d’être dépendant d’elles ».

Le « dir’cab’» a quant à lui mis en exergue « le sens de la parole des élus de Haute-Saône ».

Ils s’en vont, d’autres arrivent : le lieutenant-colonel Jean-Michel Blaudez prend le relais cet été du colonel Egret, et Laurence Tur, celui de Michel Robquin.

Ph.B.

Source : L’Est Républicain

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