L’Affaire Epstein, tombeau du fact-checking ?
La déclassification des documents Jeffrey Epstein a eu l’effet d’une bombe, non pas sur ce que l’on savait du pédocriminel, mais sur la crédibilité de nos marchands de certitudes. Alors que les médias mainstream tentent désespérément de recoller les morceaux d’une vérité qu’ils pensaient contrôler, on assiste à la curée de nos chers fact-checkers, incapables de faire face à la seule réalité qui compte : la leur.

Pendant que les faits, eux, n’ont pas changé d’un iota, la guerre des récits fait rage, démontrant avec éclat que le fact-checking n’a jamais été un outil de vérité, mais une arme de destruction massive de la pensée dissidente, désormais enrayée par sa propre munition.
Portés par leurs heures de gloire pandémique où ils distribuaient bons et mauvais points sur la base de financements opaques et d’une interprétation très personnelle de la charte de Munich, les adeptes du fact-checking se retrouvent aujourd’hui bien dépourvus. L’affaire Epstein, avec ses 3 millions de documents caviardés, a rebattu les cartes et transformé le duel manichéen entre « complotistes » et « anti-complotistes » en un champ de ruines où chacun, de Rudy Reichstadt à Tristan Mendès France en passant par Julien Pain, tente de sauver sa propre version du réel.
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par Yoann
Source : Le Média en 4-4-2
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