La gendarmerie s’intéresse au tir embarqué depuis hélicoptère

La gendarmerie s’intéresse au tir embarqué depuis hélicoptère

Après s’être fait tirer dessus à plusieurs reprises en Guyane ces dernières années, les hélicoptères de la gendarmerie et leurs équipages bénéficient de protections renforcées. L’autre façon de prendre en compte le problème, c’est aussi de rester à distance, tout en gardant des capacités de neutralisation d’adversaires armés faisant feu. Le support d’armement assisté (SAA) développé par l’AIA de Cuers répond à ce besoin, en apportant une capacité de tir de haute précision, la structure étant capable de porter aussi bien un fusil qu’une mitrailleuse (cette dernière capacité n’est cependant pas à l’ordre du jour). La précision s’en trouve notablement améliorée par rapport à un tir sans support.
Le SAA a été développé à l’origine par l’AIA à la suite d’une demande des commandos marine, pour le Lynx. Sa première utilisation opérationnelle (depuis le mois de novembre), a été réalisée dans la bande sahélo-saharienne, à bord des Caïman de l’armée de terre.
La qualification du SAA ne devrait pas poser de problème à bord de l’EC145 de la gendarmerie en Guyane, puisque cet affût doit pouvoir équiper un large spectre d’hélicoptères, seul le socle change à chaque fois. Reste à vérifier que le débattement du SAA ne touchera pas, vers le haut, le disque rotor.
Cette capacité de tir de précision pourrait aussi intéresser la Gendarmerie à terme pour des missions antiterroristes sur le territoire national. Pour l’heure, les tireurs du GIGN ou du RAID sont posés à la portière, reliés par une ligne de vie… Pour les mêmes raisons, cette configuration pourrait aussi intéresser l’armée de l’air, pour les missions de police du ciel, réalisées par les Fennec des escadrons 3/67 Parisis et 5/67 Alpilles.
Source : Air & Cosmos

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