La gendarmerie saisit 10.000 flacons de parfum volés

« Les mis en cause ont été déférés au palais de justice de Blois », a précisé Dominique Puechmaille, procureure de la République. - « Les mis en cause ont été déférés au palais de justice de Blois », a précisé Dominique Puechmaille, procureure de la République. - (Photo NR, Jérôme Dutac)

  « Les mis en cause ont été déférés au palais de justice de Blois », a précisé Dominique Puechmaille, procureure de la République. – (Photo NR, Jérôme Dutac)

Une enquête de six mois a permis le démantèlement de réseau de recel de parfums volés. Neuf personnes interpellées pour un préjudice de 1 million d’euros.

La NR l’annonçait dès hier. La gendarmerie vient de réaliser un important coup de filet dans le milieu des receleurs de parfums volés. Le bilan des saisies est impressionnant : près de 10.000 flacons de marques prestigieuses d’une valeur marchande de 500.000 euros pour un préjudice total de 1 million d’euros. Tout a commencé en février dernier par un gros cambriolage dans une entreprise des environs de Blois. Des malfaiteurs au visage dissimulé avaient fait main basse sur 3.000 flacons dans un entrepôt de conditionnement de parfums de luxe.

« Au mois de juin suivant, le parquet de Blois ouvrait une information judiciaire car grâce au système de traçabilité des marchandises volées, les enquêteurs de la gendarmerie ont exploité une piste qui les a amenés à découvrir en région parisienne deux filières de distribution des parfums volés », indiquait hier matin lors d’une conférence de presse, Dominique Puechmaille, procureure de la République de Blois.
Comme l’a précisé le lieutenant-colonel Éric Chuberre, patron du groupement départemental, l’enquête d’abord confiée à la brigade locale compétente, a vite nécessité le renfort de la section de recherches d’Orléans dirigée par le lieutenant-colonel Stéphane Dutrieux. « Nous avons constitué un groupe d’investigation constitué de six enquêteurs permanents d’Orléans et du Loir-et-Cher. Cette cellule a reçu le soutien d’un groupe d’observation et de surveillance », expliquent les deux officiers.
Pendant des semaines, ces militaires vont prendre en filature les suspects, épier leurs conversations téléphoniques et repérer les box où ils stockaient la marchandise volée. Les gendarmes apprennent que les suspects ne sont pas ceux qui ont commis les vols, mais sont les receleurs du butin. « Ils écoulaient le parfum, mais aussi des vêtements, ainsi que des chaussures de marque via les réseaux sociaux sur Internet, mais aussi sur les marchés et des commerces clandestins. Les parfums de marque étaient revendus 20 à 30 % moins chers que dans le commerce légal. Une fois les auteurs bien identifiés et localisés, il a été décidé d’organiser une opération judiciaire pour les interpeller et saisir la marchandise. »

D’autres investigations en cours

Ce coup de filet mené entre le dimanche 16 novembre et le mercredi 19 novembre a mobilisé 120 gendarmes dont des militaires de pelotons d’intervention, mais aussi des spécialistes de l’identification criminelle et des nouvelles technologies. Au total, neuf personnes ont été arrêtées en région parisienne. Un premier suspect a été interpellé à l’aéroport de Roissy alors qu’il s’apprêtait à partir en voyage. « Les mis en cause ont été déférés au palais de justice de Blois, précise Mme Puechmaille, ils ont été mis en examen pour recel de vols en bande organisée et travail dissimulé. Cinq d’entre eux ont été placés en détention provisoire, les autres sont soumis à un contrôle judiciaire. Hormis deux d’entre eux, ces personnes sont plutôt bien insérées et inconnues de la justice. »
Les 10.000 flacons de parfums saisis proviennent principalement de quatre vols commis dans l’Aube, le Loiret, l’Oise et le Loir-et-Cher. Les malfaiteurs ont visé des entreprises mais aussi des camions dont les chauffeurs ont été séquestrés. D’autres investigations sont en cours pour confondre ces malfaiteurs. « Au-delà du préjudice commercial, les conséquences pour les entreprises victimes de ces actes sont lourdes et peuvent mettre en péril leur activité, c’est pourquoi la justice et la gendarmerie doivent réagir rapidement contre cette délinquance. »

Source : La Nouvelle République

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