La gendarmerie mise en cause à Chirongui

Ce week-end, c’était au tour de la commune de Chirongui d’être confrontée à des violences entre jeunes. Un homme a été blessé et hospitalisé. Les habitants remettent en cause la gendarmerie qui réplique.

Chirongui n’est pas épargnée par les violences entre jeunes
© E.T./Malango

Ce lundi matin, la population de Chirongui bloque le rond point qui dessert le sud de Mayotte. A l’origine de ce mouvement populaire, un énième affrontement entre bandes de jeunes, cette fois à Poroani. Les habitants accusent également la lenteur d’intervention de la gendarmerie qui réplique dans un communiqué :

« Dans le cadre de la rixe ayant eu lieu à Poroani le samedi 16 novembre 2013, contrairement aux diverses informations qui ont pu être communiquées par la presse, l’intervention de la gendarmerie s’est faite sans délai.

Ainsi à 23h30, le centre opérationnel de la gendarmerie est avisé qu’à la suite d’une agression dont il a été victime, un jeune vient d’être évacué aux urgences de M’Ramadoudou (Chirongui).

Pour information, c’est un personnel réserviste de la gendarmerie qui a pris en charge le blessé pour le transporter au dispensaire et donné l’alerte.

Dès l’appel d’urgence, les militaires de la brigade de M’Zouazia sont immédiatement engagés sur les lieux et y arrivent à 23h40, soit 10 minutes après l’appel et non pas six heures comme certains tentent de le faire croire.

Des recherches sont réalisées dans le courant de la nuit et notamment afin de découvrir un véhicule signalé par des témoins présents sur les lieux de l’agression. À 05h15, le centre opérationnel de la gendarmerie est avisé qu’un véhicule correspondant au signalement est stationné à Poroani (Chirongui). La brigade de M’Zouazia arrive sur les lieux à 05h30 et procède sans incident à l’interpellation d’un premier individu, auteur présumé des coups.

Puis à 10h00, les investigations permettent d’identifier le conducteur du véhicule, probable instigateur de cette agression grave.

Les deux individus sont actuellement placés en garde à vue.

Dès lors la gendarmerie s’est engagée de manière très rapide au regard de la gravité des faits dénoncés. Les investigations permettent de rapidement procéder à l’interpellation de deux auteurs. L’enquête se poursuit. »

Source : Malango Actualités

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