La gendarmerie menacée

La gendarmerie menacée

Selon le maire, « si les chiffres de la sécurité sont bons, c’est parce qu’il y a des gendarmes sur le terrain ».

M

ercredi, lors du Conseil municipal de rentrée, l’annonce a stupéfié les élus. Le maire, Pierre-Henri Arnstam, a expliqué avoir reçu la visite du commandant de gendarmerie de Lot-et-Garonne, Xavier Facquet. Il venait l’informer d’un projet de redéploiement des effectifs de gendarmes du département, pour affecter plus de militaires, là où le besoin se faisait davantage sentir.

Le nombre d’actes délictueux enregistrés sur le Villeréalais est faible. En conséquence, à l’été 2015, les cinq gendarmes de la commune seraient mutés ailleurs, là où ils seraient plus « utiles ». Mais les locaux de la caserne ne resteraient pas vides. Ils devraient accueillir six motards de la brigade de Villeneuve, qui viendraient s’y installer avec leurs familles.

L’argument du commandant Facquet est le suivant : dans la configuration actuelle, on compte 1 gendarme pour 650 habitants. Du luxe, selon lui, car la loi en préconise 1 pour 1 000 en milieu rural. Avec cette restructuration, cet ordre de grandeur serait atteint. Dans ce projet, les gendarmes des brigades de Castillonnès, Cancon et Monflanquin prendraient en charge le Villeréalais.

L’autre changement concernerait les permanences. Deux par semaine sont assurées aujourd’hui. Il n’y en aurait plus qu’une l’an prochain. Les élus se sont montrés réticents à ce redéploiement. « Si les chiffres de la sécurité sont bons, c’est parce qu’il y a des gendarmes sur le terrain. S’ils quittent la commune, il y a un risque de voir les délits augmenter », explique le maire. Les élus vont donc se mobiliser pour tenter de préserver la brigade villeréalaise et, surtout, pour maintenir les deux permanences hebdomadaires.

Plusieurs dossiers

Parmi les autres sujets importants évoqués lors du Conseil, deux concernent des dossiers communautaires.

Les ordures ménagères, tout d’abord, car les modalités de collecte devraient être modifiées prochainement. Le porte-à-porte cesserait dans toutes les communes et serait remplacé par des points d’apports, équipés de containers enterrés. Ces derniers seraient installés dans les villages. Enfin, le nombre de délégués communautaires augmente, passant de 51 à 61, suite au changement de la législation sur la représentativité. Ainsi, Saint-Eutrope passe d’un à deux représentants ; Villeréal, Castillonnès et Cancon, de trois à quatre ; et Monflanquin, de trois à sept. Rolande Piton, 3e adjointe et seule candidate a été élue à l’unanimité pour intégrer le Conseil communautaire.

Source : Sud-Ouest

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