La gendarmerie lance un appel à témoins après l’accident mortel de Dore-l’Eglise (Puy-de-Dôme)

title-1581276002Les gendarmes étaient en poste sur un contrôle classique quand le chauffard alcoolisé a décidé de foncer.  Photo Le DL /

Que se serait-il passé si le gendarme n’avait pas sauté sur le bas-côté pour éviter la voiture ? L’Escadron départemental de la sécurité routière du groupement de gendarmerie de Vaucluse, et toute l’institution, seraient en deuil ce dimanche. Et un homme pourrait avoir à répondre de poursuites bien plus graves qu’un  »refus d’obtempérer dans des circonstances exposant directement autrui à un risque de mort ».

La voiture passe à quelques centimètres du militaire

Les faits se déroulent samedi 8 février. Vers 20h30, cinq militaires effectuent des vérifications sur des conducteurs quand ils décident de contrôler les occupants d’une Renault Clio. Mais celui qui est volant ne l’entend pas de cette oreille et fait alors le choix d’accélérer. L’un des militaires a un réflexe salvateur. La voiture passe à quelques centimètres de lui. Le signalement du véhicule est transmis à toutes les patrouilles. C’est un équipage de la police municipale du Pontet qui finit par retrouver la Renault Clio garée devant un restaurant de la commune.

Une surveillance discrète est organisée jusqu’à la sortie des trois amis. C’est le moment choisi par les gendarmes pour les arrêter. Le conducteur est identifié et placé en garde à vue. Il a 22 ans. « Il déclare avoir bien vu les gendarmes et précise en avoir frôlé un de beaucoup trop près mais il avait peur pour son permis et son emploi », rapporte une source à la gendarmerie du Vaucluse.

En récidive, il prétend qu’il a eu peur

L’homme en question a expliqué qu’il pensait être positif à l’alcool. En effet, il a passé l’après-midi à boire des pastis entre deux parties de pétanque.

Remis en liberté ce dimanche, le chauffard, déjà connu pour des délits routiers, a dû rendre son permis de conduire. Et laissé sa voiture aux gendarmes qui l’ont placée sous scellés. Son procès est prévu dans quelques semaines.

Repères

Cette semaine, ce n’est pas la première fois que les gendarmes sont face à des individus prêts à tout pour ne pas être arrêté pour de banales infractions au Code de la route. Jeudi 6 février, ils ont traqué un automobiliste de 22 ans domicilié à Piolenc parce qu’il a refusé de s’arrêter pour un contrôle à Sorgues. Il a fini par être retrouvé à Jonquières où les militaires ont dû mettre une herse sur la route afin de le stopper.

Les policiers ont aussi eu une affaire similaire cette semaine. Dans la nuit de jeudi à vendredi, un automobiliste de 25 ans qui circulait sur une voie de bus à Avignon a préféré tenter le tout pour le tout plutôt que de répondre aux appels des policiers. Il a fini par être arrêté route de Bédarrides, à Monteux. Ce Carpentrassien avait bu.

Source : Le Dauphiné

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