La gendarmerie de Lamotte sera rénovée

A son arrivée à Blois, Bernard Cazeneuve a salué les élus locaux et les chefs de service de la préfecture. - A son arrivée à Blois, Bernard Cazeneuve a salué les élus locaux et les chefs de service de la préfecture. - (Photo NR, Jérôme Dutac)

A son arrivée à Blois, Bernard Cazeneuve a salué les élus locaux et les chefs de service de la préfecture. – (Photo NR, Jérôme Dutac)

Les ministres, qui sont le plus souvent des gens bien élevés, ne viennent jamais les mains vides. Bernard Cazeneuve n’a pas fait exception à la règle, même s’il a gardé son petit cadeau en réserve pour son discours blésois, alors qu’il était plutôt attendu à Romorantin.
Mais les Solognots ne s’en formaliseront pas, puisqu’il s’agit de la reconstruction de la gendarmerie de Lamotte-Beuvron. La vieille caserne, construite dans les années 70, et dont certaines maisons ne sont plus habitables, abrite le siège et les onze militaires de la communauté de brigades (incluant les territoires de Neung-sur-Beuvron et Salbris). Elle sera remplacée par un établissement neuf édifié sur un autre site. Le chantier devrait être lancé dans le courant de l’année, le ministre ayant fait part de son intention de débloquer les crédits nécessaires (qui ont bénéficié d’une rallonge conséquente) sur l’exercice 2016.
L’annonce a été présentée dans un emballage de circonstance, portant sur la volonté gouvernementale de redonner des moyens matériels et humains aux forces de sécurité. Qu’on se le dise : gendarmes, mais aussi policiers et services de renseignement bénéficient de 9.000 postes supplémentaires depuis 2012 (dont 5.500 décidés à la suite des attentats) alors qu’il en avait été supprimé 13.000 au cours de la période 2008/2012.
Les nombreux élus présents en préfecture à côté des personnels venus entendre les vœux, auront écouté d’une oreille attentive les propos ministériels consacrés à la réorganisation des services de l’État. Yves le Breton, préfet, a explicitement reçu mission d’aller au contact des collectivités et des acteurs du territoire afin de « coproduire la carte » d’un nouveau découpage destiné à « optimiser la présence » des services au mieux des besoins de la population. « La réforme ne peut pas être : on ne touche à rien » a prévenu le ministre. « Si elle n’aboutit pas, d’autres ressortiront le rabot ! » A bon entendeur…

Source : La Nouvelle République

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