La compagnie de gendarmerie d’Yvetot aide un militaire du Trait

La compagnie de gendarmerie d’Yvetot aide un militaire du Trait

Un chèque de 5 000 € pour parer aux dépenses de santé

Fin mars, dans les locaux de la région de gendarmerie, caserne Hatry à Rouen, s’est tenue une cérémonie quasi familiale pour la gendarmerie. Le président de l’association Gendarmes de cœur a remis un chèque de 5 000 € à un personnel de la brigade du Trait. Le fils du gendarme Vincent Verove est en effet atteint d’une forme d’autisme (syndrome d’Asperger).

Passé par les escadrons de gendarmerie mobile de Moulin (Allier) et Châteauroux (Indre), Vincent Verove est en service à la brigade du Trait depuis le 1er juillet.

La cause des familles

L’association Gendarmes de cœur, créée et dirigée depuis 2005 par Michel Scat, entend « se consacrer entièrement à la cause des familles de gendarmes ayant besoin d’un soutien tant moral que financier ». Depuis sa création, l’association, basée en Moselle, a reversé 617 412 € un peu partout en France, dont environ 112 000 € l’an dernier, pour permettre à des familles de militaires touchées par des maladies orphelines, lourdes ou des handicaps, de faire face à des dépenses (les aménagements de domicile par exemple). « J’ai parcouru 70 000 km en 2014, je le paye physiquement », a rappelé son président, physiquement handicapé.

Issu d’une famille de militaires, Michel Scat est revenu sur son parcours et son attachement à l’arme, afin de répondre à la question qu’on lui pose souvent : « Pourquoi un civil fait-il tout ça pour la gendarmerie ? ».

Adhésions et dons

L’association, parrainée par quelques généraux, se finance grâce aux adhésions, aux dons, aux encarts publicitaires achetés dans sa revue. Solidarité, entraide, esprit de corps, dévouement… Michel Scat a fait siennes les valeurs de l’arme. Pour le plus grand plaisir du colonel Bruno Goudallier, qui dirige la région de gendarmerie de Haute-Normandie. « On ne manquera pas de faire en sorte que vous ayez des adhérents… Si tous les gendarmes pouvaient être adhérents, je serais content ». « Et moi donc ! » a réagi Michel Scat, rappelant en souriant qu’il attendait toujours le bulletin d’adhésion du colonel. « Vous l’aurez, si vous ne l’avez pas encore c’est plus de la paresse qu’autre chose », a promis l’officier. Une histoire de famille on vous dit.

Source : Paris Normandie

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.