La classe préparatoire intégrée de la gendarmerie nationale recrute dans la Marne

Avec la gendarmerie les étudiants sont dans des conditions idéales pour préparer le concours d’officier.

B9715101391Z.1_20180318174828_000+G9DATCIBU.1-0La gendarme Valérie Lepage du centre de recrutement de Reims, le lieutenant Gharbi, commandant la COB de Sézanne et la commandante Bossart, commandant la compagnie de gendarmerie d’Épernay.

C’est le rêve de tout étudiant. Se consacrer entièrement à ses études, sans se préoccuper des contingences matérielles, tout en étant payé.

Chaque année, ce rêve est une réalité pour une vingtaine d’étudiants admis dans la classe préparatoire intégrée de la gendarmerie nationale (CPIGN), pour se préparer au concours d’officier de la gendarmerie.

Le statut de gendarme adjoint volontaire et 1000 € de revenu mensuel

Si ce dispositif existe, c’est avant tout pour offrir à des jeunes « dont le parcours de vie a été chaotique, la chance de réussir au concours, explique la commandante Bossart, commandante de la compagnie de gendarmerie d’Épernay, et ancienne commandante de la CPIGN. Cette classe fait partie du dispositif d’égalité des chances mis en place en 2010 dans chaque administration. » Avec une particularité par rapport aux autres CPI, un revenu de 1 000 € que lui vaut son statut de gendarme adjoint volontaire.

Le lieutenant Gharbi, commandant de la communauté de brigade de Sézanne est passé par la CPIGN. Il confirme qu’il y a trouvé les conditions idéales pour étudier. « Sans la CPI, pour préparer le concours, il aurait fallu que je travaille pour subvenir à mes besoins. Cela aurait été beaucoup plus compliqué. » Sans compter que la formation dispensée, extrêmement intense, lui a permis de connaître mieux l’institution et de prendre de l’avance sur la formation qu’il a reçue par la suite à l’école d’officier.

Pour intégrer la CPI de la gendarmerie, qui permet de préparer d’autres concours que celui de la gendarmerie, il faut répondre à plusieurs critères : avoir moins de 26 ans, être titulaire d’un Master 2 et disposer d’un revenu fiscal de référence de 36410 euros. (Les boursiers sont prioritaires). « Et surtout être très motivé », ajoute la commandante Bossart. Sans compter qu’il faut se plier à la discipline du régime militaire. Dernière information d’importance, 46 % des étudiants intègrent la gendarmerie, 83 % réussissent un concours la première année, 97 % la seconde.

 

Hélène Nouaille

Les personnes intéressées ont jusqu’au 15 mai pour se faire connaître auprès du Centre de recrutement, 10 rue Gambetta à Reims. Infos sur www.lagendarmerierecrute.fr

Source : L’Union

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