La charte proposée par la direction générale de la gendarmerie aux Associations Professionnelles Nationales de Militaires est une ouverture au dialogue social.

logo-adefdromilsignature-d-une-charte-entre-le-directeur-general-de-la-gendarmerie-nationale-et-des-associations-en-lien-avec-la-gendarmerie._boxlarge

La charte proposée par la direction générale de la gendarmerie aux Associations Professionnelles Nationales de Militaires est une ouverture au dialogue social. (Par Michel Bavoil, fondateur et vice-président de l’Adefdromil – Aide aux victimes)

Il est bien évident qu’il fallait signer cette charte avec la DGGN et ce, d’autant plus qu’une charte peut être dénoncée à tout moment. L’intérêt même des APNM est de pouvoir pratiquer le dialogue avec l’administration en vue de faire avancer la condition militaire.

J’estime personnellement que le bras de fer mené contre l’institution pour obtenir la reconnaissance du droit syndical dans les armées s’est terminé par les deux arrêts de la CEDH, même si tous les aspects juridiques n’ont pas été traités avec toute la rigueur juridique voulue. Le conseiller d’Etat en charge de ce dossier a observé les consignes données, en bon soldat à la solde du Gouvernement…Il en a été récompensé.

Bref, tout cela sera vraiment conforme au droit dans dix ou quinze ans. Tout le monde sait que les armées sont très conservatrices et qu’elles sont rebelles et méfiantes lorsqu’il s’agit de réformer en profondeur le système. Il suffit pour s’en convaincre de lire et relire les déclarations de certains députés et sénateurs lors des débats sur le sujet. Elles sont hallucinantes et démontrent bien la méconnaissance de ces individus du monde militaire qu’ils estiment représenter ou défendre au sein de la commission de la défense et des forces armées.

Je passerai sous silence les quelques officiers supérieurs ou généraux tels que les GOYA, DESPORTES etc..qui se sont essayés puis imposés dans les médias comme étant les dépositaires de la sacro sainte parole des militaires…Ils sont représentatifs que d’eux mêmes et les événements sont là pour démontrer la faiblesse de leurs analyses.

Bref, il appartient aux jeunes générations montantes de faire évoluer, dans la discipline et en dehors de toute manipulation politique ou syndicale, la condition militaire par un dialogue constructif et apaisé. En cas de désaccord sur un point de droit, les tribunaux sont là pour trancher! Les présidents d’APNM ne sont pas là pour se pavaner devant les médias, dont il faut se méfier. Leur raison d’être est de travailler et de monter des dossiers cohérents sur certains aspects de la condition militaire. Je pense au PACS, à la mobilité, à l’avancement de grade et de décoration, aux désignations outre mer etc etc. Le sujet est intarissable.

L’ADEFDROMIL-GEND a donc eu raison de signer la charte des associations. De même,  elle a raison de rechercher dès maintenant le dialogue avec toutes les armées, car c’est bien là sa raison d’être.

J’ai saisi la CEDH en 2009 avec Jacques BESSY pour faire évoluer le droit, pas pour semer le désordre dans les armées!

C’est pourquoi j’estime l’attitude de GEND XXI incompréhensible quelles que soient les raisons invoquées!

J’appelle de mes vœux à la déclinaison de la charte « gendarmerie » dans chacune des armées et services.

Source : ADEFDROMIL Aide aux victimes

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.