INFO OUEST-FRANCE. Rumeurs transphobes : le pourvoi en cassation de Brigitte Macron examiné le 10 novembre
Après la relaxe en appel, en juillet 2025, de deux femmes accusées d’avoir propagé une infox transphobe en ligne, Brigitte Macron et son frère ont formé un pourvoi devant la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire. Selon une source judiciaire, le parquet général a émis un avis de cassation partielle.
Ouest-France Philippe Mirkovic
Modifié le 15/10/2026 à 16h26 Publié le 15/10/2026 à 16h23

Brigitte Macron. | PHOTO : YOAN VALAT / AFP
Brigitte Macron s’était pourvue en cassation après la relaxe prononcée le 10 juillet 2025 par la cour d’appel de Paris à l’encontre de deux femmes qui avaient propagé la rumeur sur internet selon laquelle la première dame de France était une femme transgenre. Son pourvoi sera examiné au fond par la chambre criminelle de la Cour cassation le mardi 10 novembre, a indiqué à Ouest-France la haute juridiction, qui se prononce sur le respect du droit, et non sur le fond des dossiers. Une source judiciaire précise par ailleurs que le parquet général a émis un avis de cassation partielle de l’arrêt de la Cour d’appel dans ce dossier.
Au cœur de cette affaire, une infox resurgissant régulièrement sur les réseaux sociaux depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, selon laquelle Brigitte Macron, née Trogneux, n’aurait jamais existé, mais que son frère Jean-Michel aurait pris cette identité après avoir changé de sexe. L’infox était devenue virale jusqu’aux États-Unis.
Condamnées en première instance, relaxées en appel
En première instance, en septembre 2024, les deux prévenues, Natacha Rey (décédée en septembre 2026) et Amandine Roy, qui avaient propagé la rumeur sur internet avaient été reconnues coupables et condamnées à une amende de 500 € avec sursis, ainsi qu’à payer un total de 8 000 € de dommages et intérêts à Brigitte Macron, et 5 000 € à son frère Jean-Michel Trogneux, tous deux parties civiles au procès.
Les deux femmes ont ensuite été relaxées en appel concernant 18 articles mis en cause par Brigitte Macron et son frère, qui a aussi formé un pourvoi en cassation. Seul un passage faisant référence à un détournement de mineur entrait dans le champ d’application de la loi sur la presse mais la cour a également prononcé une relaxe, cette fois au bénéfice de la bonne foi.
Contribuer à faire connaître l’infox en 2021
Les deux femmes avaient largement contribué à faire connaître l’infox en 2021, via une longue « interview » de plus de quatre heures où la première, la « médium » Amandine Roy, interrogeait sur sa chaîne YouTube la seconde, Natacha Rey, « journaliste indépendante autodidacte ». Dans l’entretien diffusé sur YouTube, les deux femmes diffusaient des photos de Brigitte Macron et de sa famille, évoquaient des interventions chirurgicales qu’elle aurait subies, prétendant qu’elle ne serait pas la mère de ses trois enfants et donnaient des informations personnelles sur son frère.
Plusieurs femmes politiques dans le monde ont déjà fait les frais d’infox à caractère transphobe, dont l’ex-première dame des États-Unis, Michelle Obama, l’ex-vice-présidente américaine, Kamala Harris, ou encore l’ancienne première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern.
Source : Ouest-France
Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.