« Je suis connu pour mes actions pacifiques et légales, pourquoi la DGSI n’était-elle pas au courant ? » Sylvain Baron

Sylvain Baron, écrivain, Gilet jaune. Xavier Pardessus / FS

Le 23 mars, Virginie de Araujo-Recchia, avocate au barreau de Paris, Sylvain Baron, Gilet jaune et écrivain, ainsi que cinq autres personnes ont été interpellés par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dans le cadre d’une enquête liée à Rémy Daillet, mis en examen le 22 octobre dernier pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et de nouveau écroué dans ce dossier. La DGSI soupçonnait des liens entre ces sept personnes et cet homme, connu pour ses appels insurrectionnels visant à renverser le gouvernement. Nous avons interrogé Sylvain Baron, exonéré de toute charge par le service de renseignement après 60 heures de garde à vue.

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Au cours de cet entretien, Sylvain Baron est revenu sur cette expérience « traumatisante » et les conditions de détention des prévenus qu’il a estimées être « à la limite de la torture ». Le Gilet jaune l’assure : il n’entretient aucun lien avec Rémy Daillet. Pour preuve, il fait valoir que la DGSI n’a retenu aucune charge contre lui. Et c’est pourquoi M. Baron a voulu profiter de cette intervention pour fustiger la presse grand public qui s’est empressée d’associer les prévenus aux qualificatifs de « complotistes d’extrême-droite » sans attendre les conclusion de l’enquête.  « A-t-on le droit de redevenir innocent devant l’opinion publique ? » demande l’homme qui se revendique « ni de droite ni de gauche ». Et d’ajouter : « Tous ces médias, Le Parisien, Libération… qui nous ont insultés d’ultra-complotiste et d’ultra-droite, est-ce que ces médias vont nous donner un droit de réponse ? »

Par ailleurs, si l’activiste juge « normal » que des services de renseignement assure un service de veille sur des groupements terroristes religieux ou politique, il s’est étonné de son interpellation : « Je suis connu pour être quelqu’un qui depuis plus de 12 ans fait des actions strictement légales, qui appelle à la légalité de toutes nos actions parce que nous n’avons aucun rapport de force à faire valoir avec une puissance qui a tout : la police, la justice, les médias (…) Ça fait 12 ans que je dis qu’il ne faut pas passer par des actions illégales. Comment se fait-il que la DGSI n’était pas au courant ? Pourquoi m’ont-ils mis en garde à vue alors qu’ils sont censés être les mieux renseignés sur les activistes de mon calibre ? »closevolume_off

Voir aussi : « Révolte », un manuel d’insurrection pacifique par Sylvain Baron, gilet jaune »

Auteur(s): FranceSoir

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