Ils tentent de braquer la bijouterie de Chauny

Des malfaiteurs ont tenté de braquer la bijouterie Six de Chauny, samedi 5 août. Ils sont repartis bredouilles. Cette agression a créé un certain émoi dans le centre-ville.

Jean-Marie Six recevait encore une patrouille de la gendarmerie en milieu de matinée, pour des vérifications du système d’alarme.

Jean-Marie Six recevait encore une patrouille de la gendarmerie en milieu de matinée, pour des vérifications du système d’alarme.

Une tentative de cambriolage a eu lieu samedi 5 août au matin, à l’heure de l’ouverture de la bijouterie Jean-Marie-Six, située sur la place du Marché-Couvert de Chauny.

Alors qu’une voiture attendait dans le couloir de circulation, trois individus habillés de noir, avec capuches et cagoules, sont intervenus alors que Pascal, salarié de la bijouterie, sortait pour installer le panneau stop-trottoir du magasin. Sébastien Six, le fils de Jean-Marie et Brigitte Six, avait peu avant débranché la sécurité de nuit et ouvert le rideau de fer à mi-hauteur pour permettre à Pascal d’entrer et de commencer sa journée. Sébastien Six avait fermé à clé derrière le salarié qui sortait le stop-trottoir.

«Des clients ont crié : Ils sont le train de braquer ! »

Témoin de l’agression, il s’est précipité au fond du magasin pour réactiver l’alarme. Dans sa précipitation, il a raté une manipulation. Dans le même temps, Pascal réussissait à fausser compagnie à ses agresseurs, s’enfuyant en direction de la place de l’Hôtel-de-Ville. « Il s’est retourné pour voir si ces gars le suivaient », témoigne Brigitte Six dans le courant de la matinée.

Comme ce n’était pas le cas, le salarié est entré dans le bar voisin, Chai Nico, où il a trouvé quelque réconfort après ce moment d’intense émotion. Nicolas Dodré, patron des lieux, raconte : « Quand cela s’est passé, j’ai eu des clients sur la terrasse qui ont crié : «Ils sont en train de braquer !» C’était impressionnant ! »

« Il y a eu un mouvement de panique à la terrasse »

Avec le salarié de la bijouterie en fuite et le magasin fermé à clé, les agresseurs ont donné quelques coups de pied dans la porte avant de regagner leur voiture et filer. « Le fait qu’il y ait du monde à ma terrasse, à celle du Balto et devant la boutique Orange, cela les a probablement poussés à ne pas trop s’attarder ! »

Du côté du bar Le Balto, Antonio Mancebo témoigne à son tour : « Il y a eu un mouvement de panique à la terrasse. J’ai un client qui venait de sortir et qui est tombé sur ces types. Il est revenu en courant ! Dans la panique, il y a quand même quelqu’un qui a relevé le numéro de la voiture. » Cette Clio noire fait depuis l’objet de recherches du côté des gendarmes. La bijouterie Six a ouvert aussi normalement que possible dès le milieu de matinée, avec sa deuxième salariée, tandis que Sébastien Six et Pascal, tous deux très choqués, étaient entendus comme témoins à la gendarmerie. Selon ses parents, c’est la troisième fois que Sébastien Six se trouve en position de s’interposer lors d’attaques du magasin : « La dernière fois, c’était une tentative en fin de journée, par l’arrière.

Source : Le Courrier Picard

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