Hantavirus : 2 articles, PGibertie et France Soir
Letordu réunit les télétoubibs, les media multiplient par 1000 la dangerosité du hantavirus ( le pompon au Parisien)
Publié le11 Mai 2026parpgibertie

La transmission est essentiellement zoonotique : elle se fait par inhalation de particules virales présentes dans l’urine, les fèces ou la salive de rongeurs infectés, souvent lors du nettoyage d’espaces confinés ou poussiéreux. Le virus ne se transmet pas par les moustiques, les tiques ni par simple contact peau à peau.
Seule la souche Andes virus (ANDV), présente en Amérique du Sud, fait exception : elle est la seule pour laquelle une transmission interhumaine limitée a été documentée. Celle-ci reste rare et exige un contact prolongé et étroit avec une personne symptomatique (gouttelettes respiratoires, fluides corporels) dans un espace confiné. Les autorités sanitaires (OMS, CDC) soulignent qu’un simple passage ou une toux occasionnelle ne suffit pas. Dans le cluster actuel du MV Hondius (8 cas dont 6 confirmés Andes, 3 décès au 8 mai 2026), l’enquête épidémiologique pointe une introduction probable via des rongeurs à bord depuis l’Argentine, suivie d’une transmission secondaire limitée en cabine.
Les hantavirus ne sont pas une « nouvelle » menace. Les données de surveillance sont stables depuis des décennies (sources officielles) :
- États-Unis : Depuis le début de la surveillance en 1993, 890 cas confirmés ont été enregistrés fin 2023 (CDC). Soit une moyenne de moins de 30 cas par an, avec une létalité d’environ 35 %. La grande majorité des cas survient à l’ouest du Mississippi.
- Europe : 1 885 infections déclarées en 2023 (incidence de 0,4 pour 100 000 habitants – ECDC Annual Epidemiological Report 2023), le taux le plus bas de la période 2019-2023. En Belgique, les données historiques (référentiel national Heyman et al.) indiquent 150 à 350 cas par an lors des années épidémiques (cycle de 3 ans lié aux populations de rongeurs), essentiellement des formes bénignes dues à Puumala.
- Amériques (2025) : 229 cas et 59 décès (létalité 25,7 %) sur l’ensemble du continent (PAHO/WHO).
- Monde : Entre 150 000 et 200 000 hospitalisations annuelles, majoritairement des HFRS en Asie (Chine, Corée), avec une incidence globale stable ou en légère baisse dans plusieurs régions.
En trente ans, aucun signe d’émergence pandémique n’a été observé.
Des données précliniques prometteuses existent déjà avec la chloroquine, un médicament antipaludique ancien, bon marché et bien connu. L’étude de Vergote et al. (2021) démontre que la chloroquine inhibe efficacement plusieurs hantavirus in vitro (IC50 moyenne ~10 µM, index de sélectivité ~25) et protège de manière significative in vivo : jusqu’à 72,7 % de survie chez les souriceaux (modèle Hantaan, prophylaxie) et 60 % de survie chez les hamsters syriens (modèle Andes virus, avec administration prophylactique par pompe osmotique).
La microbiologiste Corinne Reverbel (PhD), dans un fil posté le 11 mai 2026, a demandé une analyse comparative des taux de létalité (CFR sur cas cliniques déclarés versus IFR incluant les infections asymptomatiques et légères non détectées). Résultat : si le CFR des formes symptomatiques d’hantavirus Andes est effectivement proche de celui d’Ebola (30-40 % versus ~50 %), l’IFR réel du hantavirus Andes tombe à environ 2-5 % grâce à un ratio élevé d’infections silencieuses ou bénignes (environ 14 infections pour 1 cas clinique reconnu). Ebola, en revanche, présente bien moins d’infections subcliniques, son IFR restant proche de son CFR (40-50 %). Corinne Reverbel qualifie la déclaration de Flahault de « manipulation pour vous faire peur » et renvoie à l’analyse du Pr Martin Zizi. Cette mise au point, confirmée dans la foulée par Grok, révèle des incohérences que Le Parisien n’a manifestement pas vérifiées.
Je comptais attendre mais c’est tellement d’actualité pour comprendre ce qui se passe avec l’Hantavirus. Episode 6 de Fausses pandémies, vrais mensonges avec Corinne Lalo à 17h. Comprenez enfin le rôle de l’OMS. Une amie présente à un raout d’infectiologues il y a quelques jours discutant des épidémies et m’ayant raconté, je peux vous dire qu’ils vivent dans un univers parallèle où ils n’ont pris aucune leçon du covid.


Source : PGibertie
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Hantavirus : l’alerte mondiale est-elle justifiée ou fabriquée ? Le Pr Perronne brise le silence
Auteur(s) France-Soir Publié le 11 mai 2026 – 16:15

Hantavirus : l’alerte mondiale est-elle justifiée ou fabriquée ? Le Pr Perronne brise le silence
France-Soir – Pr Christian Perronne
Alors que le Hantavirus fait irruption dans les médias avec une intensité rappelant les heures les plus sombres de la pandémie de Covid-19, le professeur Christian Perronne, infectiologue de renommée internationale et ancien président du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, a accordé une interview exclusive à France Soir. Son verdict est sans appel : la réaction des autorités et des médias est largement disproportionnée par rapport à la réalité épidémiologique.
Un virus connu, des risques limités
Le Hantavirus n’est pas un inconnu pour le Pr Perronne. Depuis quarante ans, il a soigné des patients contaminés sur le territoire français, principalement dans la région de la Picardie et la forêt de Compiègne. Il rappelle d’abord les fondamentaux : « Les antivirus en Asie, en Europe, n’ont jamais été transmissibles de d’homme à homme. » La transmission se fait exclusivement par contact avec des déjections de rongeurs, campagnols ou mulots, dans des espaces confinés et poussiéreux – greniers, garages abandonnés, granges.
Concernant la souche sud-américaine dite « Andes », présentée comme potentiellement transmissible entre humains, le spécialiste relativise : « Ça se transmet par aérosolisation de déjection de rongeurs, notamment les campagnols » , et non par simple contact dans l’air. « Donc, ce n’est pas avec ça qu’on fait une pandémie. »
Une gestion médiatique qui interroge
Pour trois cas mortels sur un paquebot, le directeur général de l’OMS Tedros s’est déplacé aux Îles Canaries, les passagers ont été accueillis par des personnels en scaphandre, et le gouvernement français a tenu des réunions de crise. Le Pr Perronne ne cache pas sa perplexité : « On a l’impression d’une scène de film comme à Hollywood. » Il souligne l’absurdité du tableau : le chauffeur d’autocar et les policiers présents n’étaient, eux, ni masqués ni protégés.
Pendant ses décennies à gérer des épidémies – légionellose, Clostridium difficile, variole du singe – jamais le praticien n’a observé une telle disproportion. Sa conclusion est cinglante : « Ce tapage, ce bourrage de crâne médiatique est pour moi totalement insupportable. »
Les coïncidences qui dérangent
Le professeur relève cinq coïncidences troublantes : l’émergence du virus juste au moment où l’Argentine et les États-Unis quittent l’OMS ; une « répétition générale » aux Canaries trois semaines avant l’incident sur le paquebot ; la multiplication soudaine de publications scientifiques sur le Hantavirus ; le recours annoncé aux tests PCR en population générale ; et enfin, le développement d’un vaccin à ARN messager par Moderna – avant même l’épidémie. « J’ai l’impression de voir une énorme manipulation sous nos yeux » , affirme-t-il, rappelant le précédent de l’Event 201 organisé par Bill Gates quelques semaines avant le Covid.
Quant à l’éventualité d’un nouveau vaccin à ARN messager imposé, il est formel — et se dit prêt à tout affronter pour l’éviter.
Un appel à la résistance
Face à cette situation, le Pr Perronne adresse un message direct aux Français :
« Ne vous laissez pas manipuler et n’hésitez pas à en parler entre vous, à vous organiser et éventuellement à dire non. »
Interview réalisée par Xavier Azalbert pour France Soir, le 11 mai 2026.
Source : France Soir
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